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L'activité de l'artisanat du bâtiment augmente de 9,5 % au 1er trimestre 2021

La Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) communiquait ce mardi les chiffres de l'artisanat du bâtiment au premier trimestre 2021. Malgré une croissance de 9,5 % de l'activité comparé à un an plus tôt, la confédération s'est inquiétée de l'avenir de la construction neuve, dans un contexte de chute des permis de construire et de hausse des prix des matériaux.
Publié le 27 avril 2021

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L'activité de l'artisanat du bâtiment augmente de 9,5 % au 1er trimestre 2021 - Batiweb

La Capeb a dévoilé ce mardi 27 avril le détail de l'activité de l'artisanat au premier trimestre 2021. La confédération s'est réjouie d'une hausse de 9,5 % de l'activité globale au T1 2021 comparé à un an plus tôt, mais a relativisé cette progression au regard du 1er trimestre 2020, ayant enregistré une chute de -12 % avec l'arrêt total lors du tout premier confinement.

 

A l'échelle régionale, la hausse d'activité est à peu près équilibrée sur tout le territoire, avec toutefois plus de dynamisme dans les régions Bretagne et Provence-Alpes-Côte d'Azur (+11,5 %), ou encore Centre-Val-de-Loire, Bourgogne-Franche-Comté, et Grand-Est (+11 %). A l'inverse, la région Auvergne-Rhône-Alpes (+8,5 %), l'Île-de-France (+8 %) et les Hauts-de-France (+7,5 %) marquent le pas.

 

L'activité de l'artisanat du bâtiment par régions au T1 2021. Source : Capeb

 

Dans le détail, le segment entretien-rénovation profite d'une croissance de 9 % de son activité, notamment grâce au dynamisme des travaux de rénovation énergétique des logements (+11,5 %), certainement poussés par l'élargissement du dispositif MaPrimeRénov'.

 

Baisse des permis, hausse des prix... le segment du neuf inquiète

 

La construction neuve enregistre de son côté une hausse de 10 % (après -14 % un an plus tôt). Mais la Capeb exprime des inquiétudes quant à ce segment, dans un contexte de chute des permis de construire (-17,4 %) et des mises en chantier (-9,5 %) sur les 12 derniers mois. Les 377 000 permis de construire en moins laissent en effet présager une baisse de l'activité à venir.

 

Autres inquiétudes concernant le neuf : les difficultés d'approvisionnement et la hausse des prix des matériaux, notamment du bois et des métaux. Selon la confédération, le prix du cuivre aurait notamment augmenté de 28 % an un an, celui du zinc de 22 %, et le coût d'une tonne d'acier aurait quasiment doublé, passant de 500 à 900 euros la tonne.

 

La Capeb prévient que cette hausse des prix pourrait être répercutée sur les ménages, dans le neuf comme en rénovation : « La situation pourrait être dommageable pour certaines catégories de travaux aidés dans le cadre de MaPrimeRénov’ dès lors que les financements sont basés sur des calculs de coût au m² ; ce phénomène augmenterait donc mécaniquement le reste à charge des bénéficiaires », alerte-elle.

 

En dehors de ces hausses de prix, les entreprises artisanales du bâtiment semblent plutôt optimistes. 31 % des entreprises déclarent une amélioration de leur trésorerie, et les carnets de commandes s'élèvent à 102 jours début avril, soit une augmentation de 35 jours par rapport à un an plus tôt. Les entreprises souhaitant investir sont également plus nombreuses, avec +12 % (contre 1 % l'année passée).

 

Dans le détail, l'activité progresse pour tous les corps de métiers. L'aménagement-décoration-plâtrerie, la menuiserie-serrurerie et l'électricité sont les segments les plus dynamiques avec une hausse d'activité entre +10,5 % et +12 % au T1 2021. Inversement, la maçonnerie et la couverture-plomberie-chauffage enregistrent une croissance plus modérée, entre +7 % et +9 %.

 

Bilan : grâce à ce dynamisme, l'emploi salarié progresse de +3,3 % sur un an, et devrait encore augmenter si l'activité maintient sa progression en 2021.

 

« Si les indicateurs d’activité de ce début d’année sont plutôt encourageants et optimistes pour nos entreprises artisanales du bâtiment en termes de croissance, d’intention d’embauches et trésorerie, la prudence reste tout de même de mise en raison de la crise sanitaire, mais aussi du risque d’aggravation des difficultés d’approvisionnement en matériels et matériaux pour les semaines et les mois à venir. Une situation difficile pour nos entreprises qui ont connu une importante perte de rentabilité depuis plus d’un an et est surtout lourde de conséquence pour les travaux liés à MaPrimeRénov’' », conclut Jean-Christophe Repon, président de la Capeb.

 

Claire Lemonnier

Photo de une : Adobe Stock

 

Par Redacteur

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