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L’Île-de-France, « parent pauvre » des minimas salariaux dans le bâtiment (CAPEB)

Publié le 19 décembre 2022

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La FFB Grand Paris Île-de-France n’était pas la seule à se pencher sur les négociations salariales de professionnels du bâtiment francilien. L’inflation et le pouvoir d’achat des employeurs et salariés préoccupaient également la CAPEB IDF, qui a décrit l’Île-de-France comme le « parent pauvre » du secteur en matière de minimas salariaux.
L’Île-de-France, « parent pauvre » des minimas salariaux dans le bâtiment (CAPEB) - Batiweb

La FFB Grand Paris Île-de-France s’était déjà réjouie de la revalorisation des salaires des professionnels du bâtiment basés sur le territoire du Grand Paris (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne), négociée entre organisations professionnelles du secteur et autres partenaires sociaux. 

Parmi lesdits acteurs : la confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment d’Île-de-France (CAPEB IDF), qui en dit davantage sur ces évolutions.  

Jusqu’à 9 % d’augmentation salariale pour les catégories les plus basses

 

Il faut dire qu’entre hausses des prix des matières premières et des énergies, l’inflation n’épargne personne, pas même les artisans du bâtiment, obligés d’amortir sur leurs coûts de prestation. Mais au-delà des conditions de travail, cette flambée des prix - de l’ordre de 6,2 % fin novembre - impacte également le pouvoir d’achat des salariés. 

C’est pour cette raison que la CAPEB d’Île-de-France a décidé de prendre « ses responsabilités sans attendre d’injonction de la part du gouvernement », par l’amélioration des grilles de salaires. Appliquée dès janvier 2023, la revalorisation salariale ira jusqu’à +9 % pour les catégories les plus en difficultés. Le tout complété par l'augmentation de plus de 15 % sur les indemnités de transports et de trajets des ouvriers, compte tenu de la hausse de 12 % du coût du Pass Navigo, prévue en début d’année. 

En bref, un « très bon accord pour la profession », estiment les représentants des salariés. « L’Île-de-France était jusqu’ici le « parent pauvre » du secteur en matière de minimas salariaux. Par cet accord, la CAPEB Île-de-France a voulu redonner à la région « capitale » sa place en haut de classement », développe la confédération dans un communiqué. 
 
Du progrès non seulement pour la qualité de vie des artisans, chefs de TPE et salariés du Bâtiment de la Construction et de la Rénovation mais également l’attractivité du secteur en zone francilienne, miné, comme à l'échelle hexagonale, par un manque de main d’oeuvre.
 

Virginie Kroun

Photo de Une : Adobe Stock 

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