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Les matériels du BTP connaissent une croissance plus modérée au T3 2021

Mardi 14 décembre, la fédération DLR publiait son baromètre du troisième trimestre 2021. La progression de l’activité se fait plus timide, même du côté de la location et de la distribution. A noter également que ce dernier secteur, mais aussi celui de la manutention, appréhendent les tensions d’approvisionnements toujours persistantes, alors que leur modèle repose sur l’offre de matériel neuf.
Publié le 15 décembre 2021

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Les matériels du BTP connaissent une croissance plus modérée au T3 2021 - Batiweb

« Ne boudons pas notre plaisir : les résultats sont plutôt bons au troisième trimestre 2021 », déclare la fédération DLR en présentant le troisième trimestre 2021 des entreprises des secteurs de la distribution, de la location et de la maintenance des matériels de BTP.

 

La distribution et la location toujours en progression

 

La croissance du chiffre d’affaires, en variation annuelle, se maintient. Et ce toujours du côté de deux domaines : la distribution (+10,6 %) et la location (+3,6 %). Une progression toutefois bien plus modérée, comparé aux résultats DLR du second trimestre. Cela se précise davantage du côté de l’activité de la manutention, qui stagne (+0,2 %).

Le chiffre d’affaires du T3 2021 est en revanche bien meilleur par rapport au T2 2021, la distribution prenant plus de 24 points, la location près de 5 et la manutention 3.

« Ces scores sont en ligne avec la conjoncture : la production industrielle, agricole et le commerce sont bien repartis. Et pourtant, en économie les bonnes nouvelles ne durent jamais longtemps : les difficultés d’approvisionnement gâchent la fête », nuance la fédération DLR.

 

Les tensions sur les approvisionnements encore au rendez-vous

 

Selon un sondage de la Banque centrale européenne cité par DLR, plus de 30 % des entreprises d’Europe craignent que les contraintes d’approvisionnement durent un an ou plus. Les voilà confrontés à ce que les économistes appellent le « dilemme du prisonnier» et ses travers. 

Là où les chefs d’entreprises auraient tout intérêt à attendre que l’offre s’adapte à la demande, beaucoup préfèrent constituer des stocks à tout prix, par crainte de manquer. Et ce au risque d’aggraver le problème et coûter un demi-point de croissance à l’économie mondiale, d’après la banque Barclays.

Un phénomène auquel les entreprises de DLR n’échappent pas, redoutant un ralentissement de l’activité, à cause de l’extension des délais de livraison. Les prévisions sont alors teintées de pessimisme pour le quatrième trimestre, en particulier chez les distributeurs et les spécialistes de la manutention. Il faut dire que leur modèle d’affaires repose sur l’offre de machines plus récentes. Ce qui n’est pas cas de la location, qui peut fonctionner temporairement sur le parc existant.

DLR propose donc une solution pour tous ses adhérents, dans l’attente que les « chaînes de valeurs se rétablissent » : miser sur le matériel d’occasion. Le concept a donné naissance à certaines start-ups comme MyTroc Pro et inciterait les entreprises à ne pas surestimer leurs besoins, de façon à éviter à terme un effondrement des prix.

 

Virginie Kroun
Photo de Une : Adobe Stock

Par Virginie Kroun

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