Prévention des risques liés au bitume : deux nouveaux dépliants sont parus ! Vie des sociétés | 27.09.18

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Prévention des risques liés au bitume : deux nouveaux dépliants sont parus !  Batiweb
En 2011, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé l’exposition aux fumées de bitumes lors des travaux de revêtements routiers comme possiblement cancérogène pour l’homme. Depuis, la profession et les organismes de prévention n’ont cessé de collaborer pour identifier les bonnes pratiques et en développer de nouvelles. Le 25 septembre dernier, l’INRS a présenté deux dépliants de prévention destinés aux chantiers de construction.
Construire et entretenir des routes n’est pas sans danger pour la santé des travailleurs qui sont amenés à manipuler des enrobés bitumineux chauds. En effet, lorsqu’ils sont chauffés, ces enrobés émettent des fumées pouvant contenir des substances dangereuses (notamment des hydrocarbures aromatiques polycycliques ainsi que des produits irritants). Et plus la température est élevée, plus la quantité de fumées émises est importante.

Ce risque, le CIRC l’a largement évoqué en 2011. Le centre de recherche avait alerté la profession en classant l’exposition aux bitumes et leurs émissions comme cancérogène possible (catégorie 2B).

Depuis, de nombreux travaux ont été menés pour identifier les bonnes pratiques existantes en matière de prévention des risques liés au bitume et en développer de nouvelles. La direction générale du travail, l’assurance maladie, l’INRS, l’OPPBTP, le GNMSTBTP et Routes de France ont notamment collaboré pour une meilleure protection des salariés.

Les partenaires rappellent que l’industrie routière emploie environ 80 000 personnes qui construisent et entretiennent plus d’un million de kilomètres de routes chaque année en France et qu’environ 5 000 personnes sont concernées par l’exposition aux fumées de bitume lors de travaux de revêtements routiers.

Conseiller au mieux entreprises et salariés

Pour limiter l’exposition des ouvriers au bitume par inhalation ou contact cutané, ils annoncent la parution de deux nouveaux dépliants opérationnels destinés aux chefs d’entreprises et chefs de chantiers.

Des conseils de prévention y sont exposés : « Une première piste de prévention des risques professionnelles est d’abaisser la température d’utilisation de ces enrobés dans une fourchette de 10°C à 25°C », explique Cosmin Patrascu, expert en risque chimique à l’INRS.

Autre solution : dès la construction des finisseurs, intégrer des dispositifs de captage des fumées. « L’intégration de tels dispositifs dès la fabrication des machines permet également la prise en compte d’autres risques : bruit, encombrement, visibilité », ajoute-t-il.

Les finisseurs n’étant pas fabriqués en France, l’Assurance maladie, l’INRS, la direction générale du travail et les syndicats professionnels ont présenté une demande de modification des normes auprès de l’Organisation internationale de normalisation. Des standards devraient paraître début 2019 au sein de la collection des normes internationales sur les machines mobiles pour la construction de routes afin d’intégrer les dispositifs en question, précisent enfin les partenaires.

R.C
Redacteur

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