IGIENAIR combat la mauvaise qualité de l'air dans les ERP Vie pratique | 25.03.19

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La loi Grenelle II a rendu obligatoire la surveillance de la qualité de l’air dans certains ERP, une obligation actuellement en vigueur dans les établissements accueillant des enfants de moins de six ans ainsi que dans les écoles élémentaires. Alors que nous passons plus de 80% de notre temps dans des endroits clos, de nombreuses études ont démontré que les sources d’émissions de substances polluantes sont nombreuses dans les bâtiments. Comment agir ? Le point avec Jean-Guillaume Pastel, Responsable National Audit Contrôle et Conseil au sein d’IGIENAIR.

Nous ne le dirons jamais assez : une mauvaise qualité de l’air intérieur peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Les experts s’accordent à dire que l’air intérieur peut-être 5 fois plus pollué qu’à l’extérieur, un chiffre alarmant alors que nous passons 80% de notre temps dans des lieux clos (transport, établissement scolaire, bureau, logement, etc.).

Dans un bâtiment par exemple, les sources de pollution sont nombreuses : matériaux de construction, produits de décoration, meubles, activité humaine… Et parmi les symptômes ressentis en cas de mauvaise qualité de l’air, on retrouve maux de tête, fatigue, vertiges, irritation des yeux, du nez, de la gorge et de la peau... ou bien pire. Une étude Anses, CSTB et OQAI estime en effet à 20 000 le nombre de décès par an directement lié à la qualité de l’air intérieur. Plus de 28 000 nouveaux cas de pathologies sont dénombrés chaque année tandis que le nombre d’asthmatiques s’est multiplié par 4 en 30 ans.

Renforcement de la surveillance de la qualité de l’air

La qualité de l’air intérieur se veut ainsi un enjeu majeur d’autant plus que le coût d’une mauvaise QAI atteindrait 19 milliards d’euros par an. Pour remédier à la problématique, le gouvernement a lancé diverses initiatives. On peut notamment citer le Plan d’actions sur la qualité de l’air de 2013 ou encore la loi Grenelle 2 qui, via un décret, rend obligatoire la surveillance de la qualité de l’air dans les établissements recevant du public sensible.

L’obligation est entrée en vigueur au 1er janvier 2018 pour les crèches, écoles maternelles et élémentaires. Elle concernera également les centres de loisirs et les établissements d’enseignement ou de formation professionnelle du second degré dès 2020 pour s’étendre ensuite, en 2023, aux autres établissements.

Le dispositif réglementaire comporte une évaluation des moyens d’aération et la mise en œuvre au choix d’une campagne de mesures de polluants (formaldéhyde, benzène, CO2 prioritairement) par un organisme accrédité COFRAC ou d’une autoévaluation de la qualité de l’air au moyen d’un guide pratique, permettant d’établir un plan d’actions pour l’établissement.

Une offre globale pensée par IGIENAIR

IGIENAIR, entreprise familiale fondée en 2003 par Evrard de Ponnat, a fait de la qualité de l’air, sa spécialisation. Composé de trois pôles d’expertise, Air Quality Services, Global Services et Home Services, le groupe propose des solutions adaptées aux exigences des secteurs et des clients. Le pôle Air Quality Services, qui représente 48% du chiffre d’affaires d’IGIENAIR (évalué à 37 millions d’euros en 2018), intervient principalement dans les secteurs d’activité exigeants que sont la santé, le secteur pharmaceutique et le tertiaire. Audit, contrôle et conseil sont notamment proposés. « Une vingtaine de techniciens sur la France réalise tout ce qui est contrôle de la qualité de l’air dans les salles classées ou dans les ERP », explique Jean-Guillaume Pastel, Responsable National Audit Contrôle et Conseil.


Pour ce faire, les équipes peuvent s’appuyer sur des outils innovants à l’image du ZAACK QAI® qui « fait du monitoring de la qualité de l’air intérieur et mesure, en temps réel, plusieurs polluants (CO, CO2, Composés Organiques Volatils), les particules fines, les paramètres de conforts que sont la température, l’hygrométrie et la pression atmosphérique… ».

Dès qu’il y a une alerte, l’utilisateur est prévenu directement sur son téléphone. Jean-Guillaume Pastel donne l’exemple d’une pièce sous-ventilée où de nombreuses personnes seraient réunies. « Le CO2 va monter et ça peut provoquer des maux de têtes, de l’hypertension, etc. Si la ventilation ne peut pas être augmentée, il suffit d’ouvrir les fenêtres pour s’assurer qu’il y ait plus d’oxygène qui arrive ».

L’innovation, au cœur de la stratégie du groupe

L’innovation fait partie de l’ADN d’IGIENAIR dont l’offre se veut globale « Si on constate des dérives, on est à même de proposer des solutions rapides. Par exemple, s’il y a des problèmes de particules fines dans les ERP, on peut proposer rapidement et avant même d’engager des plus gros travaux, l’installation de purificateurs d’air AeraMax Professional®. On peut également faire du nettoyage des réseaux de ventilation parce que souvent, ils ne sont pas entretenus et les particules peuvent se retrouver dans les pièces ».

Comment fonctionne le purificateur d’air ? « C’est un appareil complètement autonome qui se branche sur secteur, que l’on peut accrocher au mur, ou laisser au sol. Il y a plusieurs modèles qui s’adaptent à la taille de la pièce ». Le purificateur « aspire l’air de la pièce : un filtre à particules va stopper à 99,99% toutes les poussières en suspension dans l’air. Et un filtre moléculaire à charbon actif va arrêter tous les solvants, le benzène, le formaldéhyde qui vient souvent du mobilier, des peintures… ».

Avec AeraMax Professional®, « Nous ne proposons pas qu’un simple produit, nous proposons un service avec un contrat de maintenance avec par exemple, le remplacement des filtres », détaille Jean-Guillaume Pastel qui confirme par ailleurs l’efficacité du purificateur.

Pour aller encore plus loin, IGIENAIR est sur le point de lancer ZAACK Dust®, « un nouveau capteur que l’on va installer dans les conduits de ventilation et qui permet de mesurer leur encrassement. Avec ce capteur, qui n’existe pas actuellement sur le marché, on pourra mesurer, en temps réel, le taux d’empoussièrement des réseaux de ventilation, et déclencher ainsi des prestations de nettoyage des réseaux aérauliques uniquement lorsque c’est nécessaire. C’est de la maintenance prédictive », révèle ainsi Jean-Guillaume Pastel.

Agir pour la santé de tous

L’an dernier, IGIENAIR a réalisé 700 audits de crèches. « On a constaté des défaillances de maintenance, des ventilations qui ne tournaient pas, des mauvaises pratiques (stockage de produits pouvant émettre des COV), des choses toutes simples mais qui n’étaient pas bien faites ».

Comment se déroule un audit ? M. Pastel explique que « l’audit est régi par la loi et laisse peu de place au hasard ». Un échantillonnage des pièces de la crèche est d’abord réalisé. Ventilation et ouvrants sont vérifiés, les bonnes pratiques sont répertoriées. Ensuite, le questionnaire émanant du ministère de l’écologie est complété avec les personnes qui interviennent dans l’établissement. Si des dérives sont constatées, IGIENAIR propose alors un plan d’actions (mise en place de purificateurs par exemple) ou préconise des gestes simples à adopter comme aérer les salles de classe avant l’arrivée des enfants et stocker peinture, colle et autres produits polluants dans une pièce à part. « C’est plus de la communication, de la formation ».

La QAI, une problématique entrée dans les mœurs ?

S’il y a obligation de surveillance de la qualité de l’air, les Français se sentent-ils vraiment concernés par cette problématique ? Rappelons qu’une étude BVA, réalisée pour le Synasav, révèle que seuls 43% des Français s’estiment bien informés sur le sujet et qu’ils sont 43% à ne jamais en avoir entendu parler des Composés Organiques Volatils, selon une enquête Institut Harris Interactive - IGC.

Jean-Guillaume Pastel estime : « Ça rentre dans la conscience des gens mais ça nécessite encore de la pédagogie ». Mais si « le chemin est encore long », il souligne : « on a de plus en plus de demandes, même de particuliers sur notre site internet ».

Quant aux coûts d’installation des solutions de contrôle de la qualité de l’air intérieur ? Jean-Guillaume Pastel préfère se référer « aux coûts masqués, aux coûts des problèmes de santé. Avec un taux de CO2 trop important dans une salle de réunion, il y a une perte de productivité. Ça, on n’arrive pas le quantifier. Un purificateur, c’est une centaine d’euros par mois de location. On améliore la qualité de vie au travail avec un risque plus faible de déclencher des pathologies ».

Rose Colombel
Photos : ©IGIENAIR

Redacteur

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