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L'architecte japonais Arata Isozaki est décédé

Le lauréat du Pritzker Prize 2019, Arata Isozaki, est mort de vieillesse mercredi 28 décembre a annoncé son agence. L’architecte japonais de renommée mondiale était connu pour avoir réalisé le Musée d’art contemporain de Los Angeles, l’enceinte polyvalente Palau Sant Jordi à Barcelone ou encore le palais des congrès de Doha, au Qatar.
Publié le 03 janvier 2023

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L'architecte japonais Arata Isozaki est décédé - Batiweb

L’architecte Arata Isozaki, qui avait été récompensé tardivement du prestigieux prix Pritzker en 2019, est décédé mercredi 28 décembre 2022 à l'âge de 91 ans à Okinawa, au sud-ouest du Japon, où il résidait. 

Connu dans le monde entier, il expliquait en novembre 2017 au site spécialisé ArchDaily que son plaisir était « de créer, pas de répéter la même chose ». Prolifique et cosmopolite, il n’avait jamais cherché à affirmer un style particulier, se montrant particulièrement soucieux d’intégrer au mieux ses constructions dans leur environnement. 

Parmi ses réalisations les plus connues figurent notamment le Musée d'art contemporain de Los Angeles (1986), qui a lancé sa carrière internationale, l'enceinte polyvalente Palau Sant Jordi à Barcelone, construite à l'occasion des Jeux olympiques de 1992, ou encore le Qatar National Convention Center (2011), un palais des congrès à Doha avec de gigantesques colonnes en forme de branches d'arbres.

L’architecte japonais a également bâti de nombreux bâtiments culturels au Japon et en Chine, des  tours d'habitation à Bilbao en Espagne, le siège administratif de Disney en Floride ainsi que le gratte-ciel Allianz Tower à Milan (2015), aussi appelé la « Tour Isozaki ».

 

Une enfance marquée par la Seconde Guerre Mondiale

 

Né en 1931 à Oita, dans l'île méridionale de Kyushu, Arata Isozaki a été marqué par la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle la plupart des villes japonaises ont été détruites par les bombardements  américains.

« Tout était en ruines (...) J'étais seulement entouré de baraquements et d’abris. Ma première expérience de l'architecture a ainsi été l'absence d'architecture, et j'ai commencé à réfléchir à comment les gens pouvaient reconstruire leurs maisons et leurs villes », avait-il raconté.

Il a grandi entre un traditionalisme japonais et l'influence de la culture américaine, apportée sur l'archipel nippon durant l'occupation d'après-guerre, qui l’a amené à s'intéresser très tôt aux contrastes entre codes esthétiques orientaux et ceux occidentaux, et à vouloir établir des ponts entre les deux. 

Comme Tadao Ando, autre célèbre architecte japonais de dix ans son cadet, Isozaki était très attaché au concept japonais du « Ma », qui s'intéresse à  l'intervalle entre deux objets ou actions, et avait été l'un de ses premiers  passeurs en Occident. Il avait été apprenti de l'architecte moderniste japonais Kenzo Tange avant de créer en 1963 sa propre agence, Arata Isozaki & Associates, qui a ouvert par la suite des bureaux en Espagne, en Italie et en Chine.

 

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Marie Gérald (avec AFP)

Photo de Une : Arata Isozaki - ©Pritzker Architecture Prize

Par Marie Gerald

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