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Présidentielle : la confiance des TPE en chute

Publié le 30 octobre 2026 à 14h00, par Virginie Kroun

Selon le baromètre Ifop-Fiducial, le moral et la confiance des dirigeants de TPE plongent au troisième trimestre 2026, à six mois de la présidentielle 2027. L'occasion de les sonder sur des sujets majeurs.
©Adobe Stock - Batiweb
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Le 85ème baromètre de conjoncture des TPE de l'Ifop pour Fiducial, révélé ce jeudi 29 octobre, sonde le moral des chefs d'entreprise au 3ème trimestre 2026.

Une période clé, car «à moins de six mois du premier tour de l’élection présidentielle, la défiance envers l’exécutif atteint un niveau inédit, alimentée par les inquiétudes liées à la crise de la dette française, à la dégradation des perspectives économiques nationales et à la hausse des prix des carburants mais aussi par les tensions actuelles dans l’espace public », soulève le groupe spécialisé dans les services destinés aux TPE. 

L'attentisme domine parmi les chefs d'entreprise

 

En témoigne ce chiffre clé : 90 % déclarent ne pas avoir confiance aux mesures économiques portées par le gouvernement d'Emmanuel Macron (+7 points par rapport au deuxième trimestre 2026).

L'augmentation des prix (qui préoccupent 84 % des sondés) ainsi que les prix de l’énergie (82 %) s'affichent respectivement en première et seconde place des sujets d'inquiétudes des entrepreneurs.

Viennent ensuite le poids des procédures administratives (80 %), le montant des cotisations sociales et de la fiscalité (80 %) ainsi que la situation politique et économique française (80 %). Le score de confiance est particulièrement bas chez les entreprise du BTP.

 

Source : Ifop/Fiducial
Source : Ifop/Fiducial

Face à toutes ces problématiques, l'attentisme se fait sentir parmi les chefs d'entreprise. 77 % déclarent préférer « voir l’évolution de la situation politique, sociale et économique actuelle avant d’investir ou de recruter ». Déjà depuis le 1er juillet, 11 % des dirigeants de TPE affirment avoir embauché ou envisager d’embaucher avant le 30 septembre 2026.

« En progression, cet indicateur reste pour autant au-dessous de tous les niveaux observés précédemment au même trimestre. En miroir, 10 % des patrons de TPE déclarent avoir supprimé ou prévoir de supprimer un ou plusieurs postes sur cette période (+3 points par rapport au deuxième trimestre 2026). Il s’agit du deuxième niveau le plus élevé de cet indicateur sur ce baromètre, derrière le troisième trimestre 2024 », lit-on dans les conclusions du baromètre.

Ce qui va de pair avec un optimisme concernant le climat des affaires qui chute de 16 points, à 10 % du panel. Pareil pour l'optimisme concernant leur propre activité, plongeant de 19 points, à 35 %

« Ce recul généralisé de l’optimisme et de la confiance s’inscrit dans un contexte de dégradation de la situation financière des petites entreprises : 44 % d’entre elles déclarent rencontrer des difficultés financières (+11 points par rapport au deuxième trimestre 2026) », précise Fiducial.

Une défiance envers les candidats à la présidentielle

 

84 % des patrons de TPE se disent lassés à l'égard de l'actualité économique, comme politique.

Seulement 15 % des dirigeants de TPE aux partis politiques et 22 % envers les parlementaires. 76 % d'entre eux doutent que le meilleur candidat gagnera l'élection. 

En revanche, 63 % des interrogés comptent sur les élus locaux pour « défendre leurs intérêts et répondre à leurs attentes dans le cadre de l’élection présidentielle de 2027 ».

62 % sentent que l'économie et sa croissance ne sont pas une priorité pour les candidats à la présidentielle (+12 points par rapport au premier trimestre 2017). 83 % trouvent les candidats et les partis politiques ne saisissent pas suffisamment les enjeux des TPE. 79 % que les prétendants à l'Élysée ne traitent assez leurs préoccupations et 77 % que les programmes ne définissent pas de sujets majeurs. 

D'ailleurs, dans l'ordre, les chefs d'entreprise citent trois sujets prioritaires : le pouvoir d’achat et les salaires (52 %), la fiscalité des particuliers et des entreprises (51 %) ainsi que la croissance économique, l’emploi et le chômage (51 %).

Quand on leur expose des mesures affichées lors des débats, dans les médias ou sur les sites de campagne, le panel interrogé affiche une forte adhésion à l'idée d'une règle d’or sur le budget de l’État (l'interdiction de dépenser plus que les recettes publiques ; 87 % favorables), au retour à une retraite basée sur la pénibilité (87 %) et à un grand plan d’aide pour les TPE-PME en priorité (83 %).
  
« Les dirigeants de TPE n’attendent pas une nouvelle bataille de slogans. Ils veulent savoir comment ils vont payer leurs salariés, retrouver des clients et dégager une marge », a réagi ce vendredi 30 octobre Marc Sanchez, secrétaire national du Syndicat des Indépendants et des TPE, avant de poursuivre :  « Le SDI avance des propositions concrètes sur le pouvoir d’achat, la fiscalité et le coût du travail. Mais nous attendons toujours des engagements précis, chiffrés et financés. Les dirigeants de TPE ne demandent pas des promesses supplémentaires. Ils exigent une volonté politique de faire, pas seulement de dire. »

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Virginie Kroun
Journaliste - Batiweb

Virginie Kroun est journaliste au sein de la rédaction de Batiweb. De la presse BD durant ses études, elle atterrit en 2021 dans l’univers BTP, dont elle ne se lasse pas. Si elle couvre tous les thèmes du secteur, Virginie a ses sujets de prédilection : justice, patrimoine, prévention et matériaux biosourcés.

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