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43 % des artisans du bâtiment favorables à l’atteinte de la neutralité carbone

Publié le 06 octobre 2022

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Les résultats d’une enquête menée par Batiweb, Batimat et Xerfi montrent que les artisans du bâtiment sont majoritairement favorables à la transition écologique et à l’atteinte de la neutralité carbone, mais qu’ils auraient besoin de plus d’accompagnement et de formation pour la mettre en œuvre.
43 % des artisans du bâtiment favorables à l’atteinte de la neutralité carbone - Batiweb

Durant le mois de septembre, Batiweb, Batimat et Xerfi ont mené une enquête sur la perception des entreprises du bâtiment concernant la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC). Les questions ont porté sur trois principaux axes : les opportunités et contraintes, l’adaptation, et les freins. Les résultats de l’enquête ont été dévoilés le 4 octobre, à l’occasion du salon Batimat.

Les 284 répondants (dont 83 % de PME de moins de 10 salariés) ont dans un premier temps été interrogés sur leur connaissance de la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC), qui vise à atteindre la neutralité carbone de la France d’ici 2050.

Si 22 % des interrogés ont déclaré connaître la SNBC, les questions subsidiaires posées à ce sujet ont permis de conclure que seuls 5 % connaissaient réellement ses tenants et aboutissants (calendrier, quotas…).

Fait surprenant : les répondants se sont dit majoritairement ouverts à la transition écologique du bâtiment. Dans le détail, 43 % des chefs d’entreprise interrogés se sont dit favorables à l’atteinte de la neutralité carbone, 35 % défavorables, et 22 % dubitatifs.

Les chefs d'entreprise du bâtiment et la SNBC. Source : enquête Batiweb/Batimat/Xerfi

 

Faire d’une contrainte une opportunité

 

Interrogés sur leur perception de la SNBC, 35 % des chefs d’entreprise ont estimé que cela changerait leur façon de travailler, 33 % que cela devrait dynamiser le marché, et 18 % que cela constituerait une contrainte pour leur activité.

Les récalcitrants regrettent notamment un phénomène de greenwashing, la complexité, le manque de clarté, et des surcoûts. Autres freins évoqués : l’excès de réglementations, une écologie considérée comme punitive, pas assez de concertation avec les architectes, ou encore pas assez de coordination avec les différents corps de métiers.

Parmi les corps de métiers qui devraient être les plus impactés : l’isolation-plâtrerie (75 %), la maçonnerie-gros œuvre (73 %), le génie climatique (71 %), la menuiserie (61 %), et la couverture (57 %).

Concernant les efforts à faire face aux nouvelles exigences environnementales, les chefs d’entreprise sont notamment prêts à utiliser des produits et matériaux adaptés (87 %).

 

Un besoin de formation important

 

Pour parvenir à mettre œuvre ces nouvelles réglementations, 85 % des chefs d’entreprise et 68 % des salariés estiment qu’ils auraient besoin de formation. Les formations jugées nécessaires concernent notamment la mise en œuvre de nouveaux produits et matériaux (75 %), les nouveaux modes constructifs (62 %), la connaissance des dispositifs de financement (59 %), et la pédagogie à destination des clients.

Les besoins en formation prioritaires. Source : enquête Batiweb/Batimat/Xerfi

 

Dans le détail, 78 % attendent un accompagnement de la part des fédérations professionnelles (FFB, Capeb…), et 48 % de la part des distributeurs.

 

Claire Lemonnier
Photo de une : Adobe Stock

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