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Ombrières photovoltaïques sur les parkings : des « objectifs inatteignables » ?

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Publié le 04 juillet 2026 à 7h30, mis à jour le 03 juillet 2026 à 16h54, par Raphaël Barrou

Malgré l'obligation entrée en vigueur le 1er juillet, seuls 10 à 15 % des grands parkings seraient équipés d'ombrières photovoltaïques.
©Jérémy-Günther-Heinz Jähnick - Wikicommons - Batiweb
©Jérémy-Günther-Heinz Jähnick - Wikicommons

En théorie, depuis mercredi 1er juillet, les gestionnaires de grands parkings devaient s'équiper d'ombrières photovoltaïques. En raison de la loi sur les énergies renouvelables de 2023, l'ensemble des parkings extérieurs existants de plus de 10 000 mètres carrés devaient être contraints d'installer ces équipements sur la moitié de leur surface. Les gestionnaires des parkings à taille intermédiaire, ceux compris entre 1 500 et 10 000 mètres carrés, ont toujours jusqu'à juillet 2028 pour se mettre aux normes. 

Des ajustements de la loi avec une mise en avant de la végétalisation

 

Mais cette mesure, censée créer de l'ombre tout en permettant de produire de l'énergie, est vue comme irréaliste par les premiers concernés de la grande distribution. Ces derniers dénoncent des « objectifs inatteignables », alors le directeur énergie solaire d'Idex, Edouard Roblot, estime que seuls 10 à 15 % des parkings de plus de 10 000 mètres carrés se sont mis en conformité. 

Depuis fin 2025, la loi Huwart autorise cependant les gestionnaires à remplacer certaines ombrières par des arbres. Dans le détail, l'ombrage mixte est censé comporter 35 % de panneaux photovoltaïques et 65 % de végétal, ce qui fait passer la couverture minimale des parkings par des panneaux photovoltaïques à 17,5 %. 

Des amendes qui peuvent s'accumuler en cas de non-conformité

 

Des ajustements salués par Franck Charton, délégué général de Perifem, fédération technique des distributeurs dédiée aux questions énergétiques et environnementales, bien que selon lui, « le contexte réglementaire [ne soit] toujours pas finalisé »

Gare cependant à vite rattraper le retard pris sur la réglementation, car l'amende peut monter jusqu'à 40 000 € par an pour les surfaces dépassant les 10 000 m2 et jusqu'à 20 000 € par an pour celles qui ne dépassent pas les 10 000 m2. 

Carrefour, le deuxième distributeur français, revendique auprès de nos confrères de l'AFP, un peu moins de 100 magasins dont les installations d'énergie solaire en fonctionnement ou en cours de finalisation de construction.

Par ailleurs, ce sont 80 chantiers lancés ces derniers mois et plus de 160 permis de construire que Carrefour annonce avoir obtenus. La multinationale semble donc sur la bonne voie pour parvenir à ses objectifs des 350 ombrières installées d'ici 2028. Ce qui doit permettre, selon la marque, de produire 20 % de l'électricité dont les magasin du groupe ont besoin

 

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Raphaël Barrou
Journaliste - Batiweb

Raphaël Barrou est journaliste à la rédaction de Batiweb. Passionné par le monde du bâtiment et de l’immobilier, il s’intéresse en particulier aux actualités de travaux de rénovation et à l’avenir du secteur de la construction concernant l’utilisation de l’IA et de la robotique.

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