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Comment ERI maintient le climat du Petit Palais grâce au CVC et à l'IA

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Publié le 16 juin 2026 à 10h50, mis à jour le 16 juin 2026 à 17h11, par Raphaël Barrou

Température, hygrométrie, CVC, intelligence artificielle : découvrez comment le groupe ERI assure la maintenance technique du Petit Palais et préserve les œuvres du musée.
©Adobe Stock - Batiweb
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Spécialisé dans la performance énergétique du bâtiment, le groupe ERI s'occupe de la maintenance de plusieurs établissements culturels de la capitale. Du côté du Petit Palais, où il met tout en place pour conserver les chefs-d'œuvre en scrutant de près la température et le taux d'humidité de chaque pièce, il a reçu la visite du vice-président du Sénat Xavier Iacovelli. 

Une occasion que le président du groupe ERI, François Lhoutellier, dit avoir saisie pour aborder certains sujets. « J'en ai profité pour parler notamment des entreprises de taille intermédiaire, des sujets de compétitivité, de pénibilité, d'attractivité, d'incertitude politique et économique, de difficultés de finances publiques créant des problèmes sur les trésoreries des sociétés »

Quatre personnes à temps plein sur la maintenance du Petit Palais

 

Le dirigeant ne cache pas son inquiétude sur le résultat de la prochaine élection présidentielle après des coupes budgétaires réalisées dans les mesures de soutien à l'alternance. De 120 jeunes « au pic du dispositif de soutien », le groupe n'est plus aujourd'hui qu'à 80 alternants, alors que François Lhoutellier craint devoir passer à 50. 

« On n'est pas fier de ça, mais c'est une réalité économique qui s'impose à nous. On est sur un marché en récession et du coup, on doit privilégier la protection de notre entreprise sur le court terme au détriment du moyen long terme. Donc ce sont des mauvaises décisions que je prends, mais je ne suis plus en mesure de remplacer chaque alternant qui termine son cycle », déplore monsieur Lhoutellier. 

Pourtant, s'il admet que les métiers de techniciens comportent des pénibilités physiques ou d'horaires avec des possibilités d'astreintes, le président du groupe ERI croit que ces emplois peuvent être attractifs. En début de carrière, les techniciens peuvent être embauchés entre 2 500 et 2 800 € brut mensuel. « Lorsque vous êtes d'astreinte, vous touchez des primes », ajoute François Lhoutellier. 

« La contrepartie de ces pénibilités, c'est aussi que les métiers sont fabuleux », poursuit-il. « On est en contact avec des environnements extraordinaires et incroyablement intéressants. Ça peut être des musées, mais aussi de l'industrie, des laboratoires, des bureaux très haut de gamme, des sièges sociaux. » 

Sur le Petit Palais, il y a quatre personnes à temps plein, qui fonctionnent avec un système de roulement, et quatre autres en astreinte par métier. En cas d'événements, le groupe ERI complète cette équipe pour assurer une présence 24 heures sur 24. 

Vers une précision renforcée 

 

Leur mission ? Contenir la température entre 19 et 21 °C et une hygrométrie de 50 à 60 % pour préserver au maximum les œuvres du Petit Palais. 

« Nous maintenons tous les équipements techniques : CVC, électricité, second œuvre... La priorité sur ce site, c'est la conservation du climat », explique Samira Manser, chargée d'affaires et de maintenance technique

Pour conserver les conditions idéales, le groupe ERI mise à la fois sur la maintenance préventive avec un travail sur les équipements CVC, ainsi qu'une maintenance corrective. « On a des sondes sur chaque salle d'exposition dans le musée. Et ces sondes-là nous apportent donc les valeurs de climat, température et d'hygrométrie. Et à partir de là, on va gérer les températures intérieur et extérieur avec des manipulations techniques par exemple, sur les centrales de traitement d'air (CTA). »

Le technicien et le client, ici Paris musées, ont une application qui permet de suivre en temps réel les mesures de chaque sonde de chaque salon. « S'il y a des risques de dépassement des valeurs limites imposées par les conservateurs, on lance des opérations de régulation », reprend François Lhoutellier. 

Un besoin de précision que l'entreprise espère pousser à son paroxysme. En réunissant des chercheurs, des conservateurs et des exploitants de musées, monsieur Lhoutellier affirme que le groupe tente d'adapter et d'individualiser les contraintes de température à chaque œuvre. Des innovations qu'il espère coupler à l'inclusion de l'intelligence artificielle pour prédire de manière extrêmement précise les variations de température, permettant de mieux anticiper le pilotage des installations. Un signe que les métiers de techniciens de maintenance devraient continuer de connaitre de nombreuses évolutions ces prochaines années. 

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Raphaël Barrou
Journaliste - Batiweb

Raphaël Barrou est journaliste à la rédaction de Batiweb. Passionné par le monde du bâtiment et de l’immobilier, il s’intéresse en particulier aux actualités de travaux de rénovation et à l’avenir du secteur de la construction concernant l’utilisation de l’IA et de la robotique.

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