« Les chiffres se sont envolés » : des vols d'engins de plus en plus nombreux

À en croire le nouveau baromètre de Coyote Business Services, spécialiste de la récupération après vol, le phénomène des vols sur les engins de chantier s'accélère. En un an, le nombre d'engins subtilisés a doublé par rapport à 2024 selon l'étude réalisée auprès de plus de 400 professionnels du BTP.
Chose notable : l'augmentation de la part des véhicules utilitaires dans les vols de véhicules, qui est désormais de 29 %, contre 64 % pour les engins de chantier et 7 % pour les poids lourds.
Sept entreprises du BTP sur dix ont déjà été victimes de vol
« Sept entreprises du BTP sur dix sont concernées par le vol, les chiffres se sont envolés », déplore Anne-Gaëlle Manach, responsable marketing B to B chez Coyote Group. « Souvent, les vols interviennent lorsqu'il n'y a personne sur les chantiers », poursuit-elle. Ainsi, six vols sur dix ont lieu directement sur le chantier. Des infractions qui ont davantage lieu la nuit, dans deux tiers des cas, et pour moitié lors du week-end.
En moyenne, selon le baromètre, le coût moyen d'un vol s'établit à 45 000 €, c'est bien plus qu'en 2024, quand le coût était à 31 000 €. Ces pertes menacent l'existence même de nombreuses entreprises car un tiers des professionnels ayant subi un vol disent craindre la faillite. « Dans un environnement économique instable, avec des marges réduites pour le BTP, les vols font craindre pour la poursuite de l'activité de l'entreprise », renchérit Anne-Gaëlle Manach.
Des coûts qui montent en effet très vite pour remplacer du matériel volé, couvrir l'augmentation des primes d'assurance, immobiliser des activités et du temps perdu ou pour la prise en compte des pénalités financières engendrées par d'éventuels retards sur les chantiers.
Près de deux entreprises sur trois ont intégré une solution de sécurisation
« L'intérêt pour les voleurs, c'est la revente. Dans les best-sellers des engins les plus volés, il y a les mini-pelles qui coûtent souvent plus de 30 000 € et sont loin d'avoir une valeur nulle à la revente. Et il y a aussi tout un marché de la pièce détachée sur les engins du BTP... »
Coyote note une prise de conscience avec près de deux entreprises sur trois ayant intégré une solution de sécurisation. Mais regrette que, dans six cas sur dix, le système de sécurisation mis en place par l'entreprise n'ait pas permis la récupération du matériel volé.
Anne-Gaëlle Manach part du principe qu'il est très compliqué d'éviter les vols. Mais selon la marque, 78 % des engins équipés de Coyote secure, un traceur autonome jusqu'à cinq ans, sont récupérés en moins de 48 heures. « Si je ne peux pas empêcher le vol, je me prémunis des conséquences », argumente Mme Manach, qui attribue aussi ces bons résultats à une équipe de détectives internes à l'entreprise. « On déploie des opérations de récupération dans l'Europe entière », poursuit-elle.
Ne manquez plus l’actualité du bâtiment ! Inscrivez-vous à la newsletter pour recevoir directement dans votre boîte mail les dernières actus du BTP Je m’abonne gratuitement → |














