La transformation de bureaux en Île-de-France, potentiel de la petite couronne

Quels sont les réels potentiels de transformation de bureaux en logements de l'Île-de-France ? Pour la deuxième année, l'Observatoire régional de l'immobilier d'entreprise (ORIE), a publié son « indice de recyclage ».
Cet indice, permet d'obtenir un score allant de -1 à 1 pour chacun des 34 marchés tertiaires évalués. Il est calculé à 40 % à partir de la faisabilité économique, c'est-à-dire l'écart de prix entre les bureaux et les logements neufs, puis 30 % pour la dynamique tertiaire, le taux de vacance des bureaux et la capacité du marché à les absorber, et encore 30 % pour la dynamique résidentielle, qui mesure à la fois l'offre de transports, la création de logements et l'évolution des prix.

Pour la deuxième année consécutive, c'est Clichy/Saint-Ouen qui présente le meilleur potentiel de transformation. Avec un score de 0,65, cette zone devance Rueil (0,63), Sèvres/Meudon/Saint-Cloud (0,56), ou encore d'Asnières à Gennevilliers (0,52). À l'inverse, en fond de classement figurent Cergy (-0,64) et Évry (-0,59).
Avec la baisse des valeurs des prix de cession des immeubles tertiaires, l'ORIE met en avant une montée de l'attractivité des zones Neuilly/Levallois et Boulogne/Issy. Au contraire, La Défense perd en attractivité avec le retour d'un marché de locataires tertiaires.
Environ 300 000 personnes pourraient être logées dans ces bureaux transformés
En ce qui concerne la capitale, l'ORIE affirme qu'elle ne dispose que d'un « potentiel de transformation relativement limité », à l'exception de certains arrondissements de l'est comme les 18e et 20e. Selon Richard Malle, professeur des universités au Cnam et pilote de l'étude, il existe cependant « un fort intérêt des locataires tertiaires, notamment dans le centre-ouest ».
Alors que les communes viennent de se doter de nouveaux maires et conseillers municipaux, Richard Malle espère que ce contexte est « une fenêtre d’opportunité pour accélérer et massifier les opérations de transformation, au service de la construction d’une ville plus sobre, durable et résiliente. »
L'ORIE, qui rappelle que près de 1,3 million de personnes vivent en situation de mal-logement en Île-de-France, selon les chiffres de la Fondation pour le logement des défavorisés, espère que les nouveaux élus sauront mobiliser ces potentiels. En 2025, l'organisation estimait un potentiel de 127 000 à 150 000 logements dans la région, soit de quoi loger environ 300 000 personnes.
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