Logement : forte baisse des besoins d’ici 2050, selon une étude

Le marché du logement neuf devrait être durablement impacté par les évolutions démographiques à venir. Selon une étude publiée en avril par le cabinet Xerfi, le déclin démographique devrait se traduire par une baisse des besoins en logements neufs à l’horizon 2050, et ce malgré une forte progression du nombre de ménages sans enfants.
La baisse des besoins en logements neufs entraînerait un recul marqué de la construction. Les mises en chantier pourraient ainsi diminuer de près de 38 % à l’horizon 2050, pour s’établir autour de 220 000 par an, contre environ 360 000 lors des dernières phases hautes.
« La construction visera de moins en moins à étendre le parc et de plus en plus à le remplacer et à l'adapter face au risque climatique, qui pourrait représenter environ 5% des besoins à l'horizon 2050 », précise Xerfi.
Des logements plus compacts
Malgré ce recul global de la construction neuve, la demande évoluera vers des logements plus compacts, selon l’étude, en particulier dans les zones urbaines et périurbaines. « Les structures d'une ou deux personnes, sans enfant, représenteront les trois quarts des ménages d'ici 2050 », indique le communiqué.
Cette évolution touchera l’ensemble du territoire, mais avec des intensités variables selon les zones, précise l’étude du cabinet Xerfi, qui anticipe une diminution généralisée des besoins en logements neufs
« Les façades atlantique et méditerranéenne, les grandes métropoles et leurs périphéries devraient mieux résister, portées par des soldes migratoires positifs et une attractivité résidentielle liée notamment aux zones littorales », détaille le cabinet Xerfi. À l’inverse, « les territoires ruraux non périurbains, les anciennes zones industrielles du Nord et de l'Est et certains espaces du Centre enregistreront de fortes baisses. »
Un recul attendu également sur le tertiaire
En juin 2025, une étude du service des données et études statistiques (SDES) du ministère avait estimé un besoin de 208 000 nouvelles résidences principales par an entre 2020 et 2030, puis de 194 000 par an à l’horizon 2050, en intégrant notamment la hausse du nombre de ménages en France.
Le SDES ne s’était toutefois pas prononcé sur un volume de construction neuve nécessaire. C’est la Fédération française du bâtiment (FFB) qui s’en est chargée en octobre.
En se basant sur la fourchette haute de l’étude du SDES, soit 242 000 nouvelles résidences principales par an entre 2020 et 2030, la fédération a ainsi évalué qu’il faudrait construire 8,8 millions de logements neufs d’ici 2050.
La demande en surfaces tertiaires devrait elle aussi reculer, selon l’étude du cabinet Xerfi, qui met en avant « la baisse attendue d'environ deux millions d'actifs d'ici 2050 » ainsi que « les situations de sur-offre » déjà observées sur ce marché.
Avec AFP
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