Paris va augmenter la taxe sur les logements vacants en 2027

Le Conseil de Paris a adopté, samedi 18 juillet, le doublement de la taxe sur les logements vacants à compter de 2027. La municipalité entend ainsi « désengorger le marché locatif » dans la capitale et espère remettre sur le marché quelque 20 000 logements.
Paris compte quelque 150 000 logements vacants, soit 9 % de son parc immobilier, selon la Ville, qui met en avant le « déséquilibre persistant entre l'offre et la demande ».
La loi de finances pour 2026 permet aux communes de relever, à compter du 1er janvier 2027, les taux de la taxe sur les logements vacants. Ceux-ci passeront ainsi de 17 % à 30 % de la valeur locative cadastrale après un an de vacance, et de 34 % à 60 % après deux ans.
La majorité revendique une « victoire historique »
À l'issue du vote, Jacques Baudrier, adjoint au logement auprès du maire Emmanuel Grégoire, s'est félicité d'« une victoire historique après 10 ans de bataille ».
Selon l'élu communiste, sur les 150 000 logements vacants recensés dans la capitale, « environ 80 000 sont en vacance structurelle » et sont donc assujettis à cette taxe. Il estime que cette mesure pourrait permettre de remettre environ 20 000 logements sur le marché, à la location ou à la vente.
Interrogé par l'AFP, Jacques Baudrier a également estimé que le relèvement de la taxe devrait « décourager certains propriétaires de faire de l'optimisation fiscale en déclarant leur résidence secondaire en logement vacant ».
Selon lui, cette mesure permettra aussi « d’arrêter la baisse du nombre de résidences principales à Paris et donc enrayer la baisse de la population ».
Une mesure critiquée par l’opposition de droite
L'opposition de droite, qui conteste les chiffres avancés par la Ville sur la vacance des logements, juge pour sa part que le doublement de la taxe « ne servira à rien ». C'est la position défendue par Grégory Canal, coprésident du groupe Paris Liberté aux côtés de Rachida Dati.
« Vous mettez la taxe au plafond alors que la moyenne de la loi est de 17 %. Ça n'est pas de l'incitation, c'est du matraquage fiscal », a dénoncé l'élu LR, dont le groupe continue de critiquer la hausse de 52 % de la taxe foncière sous la mandature d'Anne Hidalgo.
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