Additifs pour béton : Bruxelles soupçonne une entente sur les prix entre plusieurs fabricants

Lundi 20 juillet, la Commission européenne a mis en cause plusieurs fabricants d'additifs pour les ciments et bétons, dont le groupe mexicain Cemex et une filiale de Saint-Gobain. Elle les soupçonne d'avoir constitué un cartel afin d'imposer des prix plus élevés à leurs clients.
Ces additifs sont des produits chimiques couramment employés dans le secteur du bâtiment pour améliorer les propriétés des bétons, des ciments et des mortiers.
Après avoir mené des inspections inopinées dans le secteur en 2023, la Commission européenne soupçonne des fabricants ainsi que des organisations professionnelles implantés en France, en Allemagne et en Espagne de s'être concertés pour augmenter leurs prix de manière coordonnée en 2021 et 2022, dans le sillage de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Cemex, Sika, Mapei et Chryso concernés
Si les soupçons de la Commission européenne sont confirmés, les groupes concernés s'exposent à de lourdes amendes pouvant atteindre 10 % de leur chiffre d'affaires annuel mondial.
Les entreprises mises en cause auront toutefois la possibilité de présenter leur défense.
Les entreprises visées sont figurent notamment le groupe mexicain Cemex, le suisse Sika, leader des produits chimiques pour le bâtiment, ainsi que son concurrent italien Mapei. La Commission européenne cible également des acteurs de plus petite taille, à l'image de Chryso, filiale du groupe français Saint-Gobain, et de TAM Groupe, une autre entreprise basée en France.
Contacté par l'AFP, Saint-Gobain affirme appliquer « une politique de tolérance zéro » à l'égard des entraves à la concurrence. Le groupe assure par ailleurs « n’avoir aucune raison d'anticiper un impact financier matériel » sur ses comptes.
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