Semi-conducteur : vers une fusion industrielle entre Toshiba, Mitsubishi et Rohm

Le semi-conducteur de puissance est réputé capable de réduire les pertes d’énergie, en régulant les courants et tensions électriques élevées en quelques millionièmes de secondes.
Le composant est essentiel dans le ferroviaire, l'automobile mais aussi la production et la connexion des réseaux d’énergie d’origine renouvelables, en particulier les énergies éoliennes et photovoltaïques.
Il fait l’objet de négociations entre trois industriels japonais : Toshiba (électronique et informatique), Mitsubishi Electric (génie climatique) et Rohm (fabrication de puces).
Pour que le Japon devienne leader mondial sur ce marché
La filiale Toshiba Electronic Devices & Storage Corporation (TDSC), a signé un protocole d'accord, afin de lancer les discussions avec Mitsubishi et Rohm. L’idée : fusionner leurs activités dans le domaine des semi-conducteurs de puissance. Accord également signé par Japan Industrial Partners et TBJ Holdings.
Cette initiative intervient alors que le Japon cherche activement à renforcer sa présence sur le marché mondial des semi-conducteurs. Si elle se concrétise, cette fusion donnerait naissance au deuxième plus grand groupe mondial de semi-conducteurs de puissance, d’après les médias japonais.
« Face à l'intensification de la concurrence mondiale dans le secteur des semi-conducteurs, TDSC et Rohm étudient depuis longtemps la possibilité de coordonner leurs activités dans le domaine des semi-conducteurs de puissance », justifie Toshiba.
Avec l'arrivée de Mitsubishi Electric, ce partenariat permettra à « notre envergure et à notre infrastructure technologique de devenir compétitives sur le marché mondial », poursuit l'industriel.
Le Japon concentre moins de 10 % du marché mondial des puces. Des investissements industriels sont menés par le gouvernement de la Première ministre Sanae Takaichi.
Les ambitions fixées ce mois de mars par l’exécutif tablent sur une activité japonaise 40 000 milliards de yens (250 milliards de dollars) d’ici 2040, contre 5 000 milliards de yens en 2020 (chiffres du ministère de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie).
Quid de la production européenne ?
Ce qui nous ramène aux pénuries de semi-conducteurs asiatique en 2020, sur fond de pandémie Covid-19. Situation qui préoccupait en 2022 la production du PAC par le groupe Atlantic, malgré une internalisation sa production de cartes électroniques.
Un règlement européen, adopté en juillet 2023, tend à renforcer la production des composants au sein de l'UE. Appelé le « Chips Act », le texte veut alimenter la production via 43 milliards d'euros d'investissements, publics comme privés.
Le tout dans un objectif de rassembler 20 % de la chaîne de valeur mondiale de semi-conducteurs en Europe d'ici 2030. « En 2023, la part de marché de l'UE en matière de semi-conducteurs représentait 12,7 % du marché mondial », lit-on sur le site du Conseil européen.
Avec AFP
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