Crise du logement : le plan de relance des sénateurs adopté
Publié le 21 janvier 2026, mis à jour le 21 janvier 2026 à 17h07, par Virginie Kroun

230 voix pour, 102 contre. Voici le scrutin du Sénat, qui a adopté le 20 janvier le plan de relance du logement, proposé par Dominique Estrosi-Sassone (LR).
Parmi les mesures : l’objectif de construire 400 000 logements par an d’ici 2030, plus que les 280 000 érigées en 2024.
Des ambitions mais aussi des polémiques, alors que le texte prévoit d’assouplir la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) et ses exigences en termes d’habitat social. Le logement intermédiaire, au loyer plus coûteux, peut devenir une option pour les communes en retard.
Un projet de loi sûrement repris par la droite pour les présidentielles
« Ce texte ne fera qu'accentuer les inégalités territoriales, fragiliser les droits des locataires, affaiblir le parc locatif social », a notamment déploré le sénateur écologiste Yannick Jadot.
Les sénateurs ont voté favorablement au renforcement du pouvoir des maires dans l’attribution des logements sociaux, par un « droit de veto » sur les dossiers. L’opposition de gauche de la chambre haute et l’association Droit au logement craignent des dérives clientélistes et une « préférence nationale ».
La proposition de loi ne survivra probablement pas au vote des députés, en raison de sa longueur. Mais il peut être repris pour les présidentielles de 2027, voire « nourrir » le « grand plan logement » de Vincent Jeanbrun.
« Je salue le Sénat pour l’adoption de cette proposition de loi visant à conforter l’habitat, l’offre de logements et la construction », s’est réjoui le ministre du Logement au Palais du Luxembourg. L’intéressé a en parallèle annoncé un dispositif à son nom pour relancer l’investissement locatif.
Par Virginie Kroun (avec AFP)














