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Des aménagements urbains en bord de mer devront être détruits à Vias

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Publié le 22 janvier 2026, mis à jour le 22 janvier 2026 à 17h18, par Raphaël Barrou


Le tribunal administratif de Montpellier a ordonné jeudi la démolition partielle d’aménagements illégaux à Vias (Hérault), construits en zone protégée malgré les alertes répétées des autorités. La destruction de la promenade et du parking de la commune coûtera 1,55 million d’euros.
©Adobe Stock
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Le tribunal administratif de Montpellier a ordonné jeudi 22 janvier la démolition d'une promenade en front de mer et d'un parking adjacent construits « illégalement » à Vias (Hérault) dans une zone protégée du littoral en dépit de nombreux avertissements des autorités. En revanche, l'esplanade sera conservée, estimant que « cela entraînerait une atteinte excessive à l'intérêt général »

L'affaire, devenu un véritable feuilleton, a commencé avec un projet de modernisation et d’attractivité territoriale de la station balnéaire. En 2019, la mairie avait inauguré une esplanade menant vers la mer, une promenade en front de mer d'une longueur totale de 200 mètres, et un parking. 

En juin 2024, le préfet de l'Hérault, opposé dès l'origine à cette construction et conforté par plusieurs décisions de justice, avait demandé au maire la remise en état initial de la parcelle. Une requête rejetée un mois plus tard par le conseil municipal. Le tribunal administratif de Montpellier, saisi par le préfet, l'a donc contredit. 

Près de 1,55 million d'euros pour la destruction

 

Dans sa décision rendue jeudi, celui-ci juge « illégale » cette construction, considérant qu'elle ne respecte pas la loi Littoral ni le plan de prévention des risques inondation (PPRI). « Elle se situe sur un emplacement qui n'est pas urbanisé et toute construction dans une bande de 100 mètres autour du littoral est interdite », justifie le juge. Selon le tribunal administratif, le coût de la destruction serait de 1,55 million d'euros

Déjà jugés en première instance, Vias et son maire, Jordan Dartier, risquent une lourde amende alors que se profile le délibéré en appel début février. Le parquet a requis une amende de 150 000 euros à l'encontre de la station balnéaire et de 50 000 euros contre son maire, des réquisitions identiques à la première instance.

Le tribunal avait finalement condamné la commune à 1 250 000 euros d'amende, dont un million avec sursis, et le maire à 500 000 euros, dont 480 000 euros avec sursis. « Ce dossier rappelle que le passage en force est une grande source de gaspillage d'argent public », a réagi auprès de l'AFP France Nature Environnement Occitanie-Méditerranée.

Par Raphaël Barrou (avec AFP)

Raphaël Barrou
Journaliste - Batiweb

Raphaël Barrou est journaliste à la rédaction de Batiweb. Passionné par le monde du bâtiment et de l’immobilier, il s’intéresse en particulier aux actualités de travaux de rénovation et à l’avenir du secteur de la construction concernant l’utilisation de l’IA et de la robotique.

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