La relance du logement sur la bonne voie ?
Publié le 22 janvier 2026, mis à jour le 22 janvier 2026 à 17h33, par Virginie Kroun

Le 23 janvier, le Premier ministre se rendra à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), accompagné par cinq ministres : le ministre chargé du Logement et la Ville Vincent Jeanbrun, le ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure, la ministre de l’Aménagement du territoire et de la décentralisation Françoise Gatel, le ministre chargé des PME Serge Papin ainsi que la porte-parole Maud Bregeon.
Un déplacement en grande pompe afin de dévoiler plus en détails le fameux plan de relance du logement, dont on entend parler depuis quelques jours. D’abord par un texte décrié adopté au Sénat, qui devrait nourrir une autre feuille de route promise par le ministre du Logement.
Il s’agit du plan « le plus ambitieux jamais imaginé depuis plus de 10 ans », assure Matignon. Un objectif clair : « relancer massivement la construction et la rénovation ».
Un statut de bailleur privé « calibré pour fonctionner », selon la FPI
L’investissement locatif est bien évidemment au menu, alors que Vincent Jeanbrun a proposé une nouvelle version du statut de bailleur privé.
Si elle est moins avantageuse que celle du député Mickaël Cosson, adopté le 15 janvier, elle convainc l’Alliance pour le logement : «Le statut du bailleur privé, tel que défini dans le texte du 49-3, produira le choc de confiance nécessaire à la relance attendue, en neuf, avec la mise sur le marché de plusieurs dizaines de milliers de logements locatifs supplémentaires par an ». Plus précisément 50 000 par an, pour 500 millions d’euros de recettes fiscales, selon les prédictions de Vincent Jeanbrun.
Une « décision courageuse», donnant un dispositif « calibré pour fonctionner », salue même Pascal Boulanger, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), membre de l’alliance. Toutefois, celle-ci estime que, dans l'ancien, « des ajustements seront sans doute nécessaires afin que le dispositif puisse pleinement atteindre ses objectifs. C’est pourquoi il sera important que l’exécutif suive les effets de ces mesures, en concertation avec les professionnels ».
Dans une étude intitulée « Pour une refondation de la politique de logement » publiée le 22 janvier, Terra Nova défend un statut « reconnaissant la location comme une activité économique à part entière », lit-on dans une dépêche AFP. Et de suggérer l'instauration de coopératives locatives auto-financées, formant des offres plus abordables.
Logement social : la baisse de la RLS suffisante ?
Aussi dans la ligne de mire de la filière : le logement social. L’abaissement de la réduction du loyer (RLS) est un bon signal, pouvant donner « encore plus de souffle aux bailleurs sociaux qui retrouvent progressivement des capacités d’investissement tant en neuf qu’en rénovation ».
Le rapport Terra Nova penche davantage vers la suppression de la RLS, notamment « car plus vous faites des loyers bas pour des populations fragiles, plus vous payez de RLS », justifie une co-autrice, Frédérique Lahaye.
Autre trajectoire : « accroître l'offre, en particulier de petits logements, de repenser la politique des loyers, de mieux répartir géographiquement les constructions et de diversifier les publics accueillis tout en préservant la mixité sociale », lit-on dans le rapport du think tank. Sans compter d’autre mesures dont un meilleur ciblage voire une décentralisation des aides publiques, comme la transformation des bureaux vacants en logements.
Par Virginie Kroun














