Podcast
ConnexionS'abonner
Fermer

Canicule : 70 % des artisans du bâtiment adaptent déjà leurs horaires

Partager l'article
Publié le 24 juin 2026 à 15h50, mis à jour le 24 juin 2026 à 17h09, par Raphaël Barrou

Selon une enquête de la Capeb, les aléas climatiques provoquent des retards de chantier et des pertes d'activité. Si le syndicat se dit prêt à respecter les mesures de sécurité et de protection de la santé, il demande aussi de bénéficier dans ce cas d'aides adaptées.
©Adobe Stock - Batiweb
©Adobe Stock

70 % des entreprises artisanales du bâtiment ont déjà aménagé leurs horaires de travail l'été pour échapper à la chaleur, en commençant à 6 h du matin, par exemple. C'est le résultat du sondage mené par la Capeb (Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment) entre fin mai et début juin 2026, qui a récolté 2 200 réponses d'entreprises du secteur. 

Plus de neuf sur dix citent les épisodes de chaleur parmi les aléas climatiques qui les impactent. Alors que la France connait déjà une deuxième vague de chaleur en 2026, 58 % déclarent aussi des retards de chantiers en raison des conditions climatiques.

14 % des entreprises ne mettent rien en place face aux aléas climatiques

 

Pour 62 % des dirigeants, ces aléas sont source de stress supplémentaire. Des événements climatiques plus nombreux, selon 68 % des sondés, mais les TPE et PME du bâtiment semblent quelque peu en décalage dans leur adaptation aux nouvelles conditions climatiques. Seules 25 % considèrent qu'il s'agit d'un enjeu qui s'inscrit déjà au cœur de leur stratégie, contre 26 % qui trouvent que ce n'est pas un enjeu ou qu'elles ne seront pas impactées.  

Sur le cas spécifique des canicules, la Capeb affirme ériger la santé des salariés en « priorité absolue », alors que 14 % des entreprises répondantes déclarent ne mettre en place aucune mesure particulière face aux aléas climatiques. Le syndicat ajoute que les entreprises artisanales adaptent leur organisation lorsque les autorités prennent des mesures exceptionnelles. 

La Capeb réclame un parcours rénovation par monogeste

 

Cependant, la Capeb réclame des aides lorsque les conditions imposent de mettre en pause des chantiers. « Lorsque les conditions climatiques imposent de ralentir ou d’interrompre un chantier, les entreprises doivent pouvoir le faire sans mettre en péril leur équilibre économique. Si la société impose ces adaptations, elle doit aussi en partager les conséquences », argumente Jean-Christophe Repon, le président de l'organisation. 

Les résultats du sondage vont dans ce sens, les deux besoins les plus importants identifiés par les artisans étant des aides financières pour des équipements de protection adaptés (31 %) et une information météo permettant d'anticiper (34 %). 

Environ la moitié des entreprises répondant parviennent par ailleurs à chiffrer les pertes d'activité liées aux aléas climatiques. En 2025, la médiane de ces pertes s'élevait à 4 800 € de chiffre d'affaires et cinq jours de travail. À l'inverse, le syndicat espère être entendu sur ses propositions de parcours de rénovation qui intègre différents monogestes et lui semble mieux adapté à la lutte à grande échelle contre les effets du dérèglement climatique.  

 

Newsletter

Ne manquez plus l’actualité du bâtiment !

Inscrivez-vous à la newsletter pour recevoir directement dans votre boîte mail les dernières actus du BTP

Je m’abonne gratuitement →
Raphaël Barrou
Journaliste - Batiweb

Raphaël Barrou est journaliste à la rédaction de Batiweb. Passionné par le monde du bâtiment et de l’immobilier, il s’intéresse en particulier aux actualités de travaux de rénovation et à l’avenir du secteur de la construction concernant l’utilisation de l’IA et de la robotique.

Sur le même sujet

bloqueur de pub détecté sur votre navigateur

Les articles et les contenus de Batiweb sont rédigés par des journalistes et rédacteurs spécialisés. La publicité est une source de revenus essentielle pour nous permettre de vous proposer du contenu de qualité et accessible gratuitement. Merci pour votre compréhension.