Canicule : 70 % des artisans du bâtiment adaptent déjà leurs horaires

70 % des entreprises artisanales du bâtiment ont déjà aménagé leurs horaires de travail l'été pour échapper à la chaleur, en commençant à 6 h du matin, par exemple. C'est le résultat du sondage mené par la Capeb (Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment) entre fin mai et début juin 2026, qui a récolté 2 200 réponses d'entreprises du secteur.
Plus de neuf sur dix citent les épisodes de chaleur parmi les aléas climatiques qui les impactent. Alors que la France connait déjà une deuxième vague de chaleur en 2026, 58 % déclarent aussi des retards de chantiers en raison des conditions climatiques.
14 % des entreprises ne mettent rien en place face aux aléas climatiques
Pour 62 % des dirigeants, ces aléas sont source de stress supplémentaire. Des événements climatiques plus nombreux, selon 68 % des sondés, mais les TPE et PME du bâtiment semblent quelque peu en décalage dans leur adaptation aux nouvelles conditions climatiques. Seules 25 % considèrent qu'il s'agit d'un enjeu qui s'inscrit déjà au cœur de leur stratégie, contre 26 % qui trouvent que ce n'est pas un enjeu ou qu'elles ne seront pas impactées.
Sur le cas spécifique des canicules, la Capeb affirme ériger la santé des salariés en « priorité absolue », alors que 14 % des entreprises répondantes déclarent ne mettre en place aucune mesure particulière face aux aléas climatiques. Le syndicat ajoute que les entreprises artisanales adaptent leur organisation lorsque les autorités prennent des mesures exceptionnelles.
La Capeb réclame un parcours rénovation par monogeste
Cependant, la Capeb réclame des aides lorsque les conditions imposent de mettre en pause des chantiers. « Lorsque les conditions climatiques imposent de ralentir ou d’interrompre un chantier, les entreprises doivent pouvoir le faire sans mettre en péril leur équilibre économique. Si la société impose ces adaptations, elle doit aussi en partager les conséquences », argumente Jean-Christophe Repon, le président de l'organisation.
Les résultats du sondage vont dans ce sens, les deux besoins les plus importants identifiés par les artisans étant des aides financières pour des équipements de protection adaptés (31 %) et une information météo permettant d'anticiper (34 %).
Environ la moitié des entreprises répondant parviennent par ailleurs à chiffrer les pertes d'activité liées aux aléas climatiques. En 2025, la médiane de ces pertes s'élevait à 4 800 € de chiffre d'affaires et cinq jours de travail. À l'inverse, le syndicat espère être entendu sur ses propositions de parcours de rénovation qui intègre différents monogestes et lui semble mieux adapté à la lutte à grande échelle contre les effets du dérèglement climatique.
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