4ème "laboratoire de développement" pour Lafarge en Algérie Vie des sociétés | 19.11.13

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Le groupe Lafarge a inauguré lundi en Algérie son 4e laboratoire de développement de la construction en présence de son PDG Bruno Lafont et de représentants ministériels algériens dans de tous nouveaux locaux situés à Rouiba, à une vingtaine de kilomètres à l'est d’Alger.
Il y a eu un travail « intensif » de la part d’une jeune équipe, d’une trentaine de personnes pour rendre ce laboratoire opérationnel face à une demande croissante de construction dans ce pays, a expliqué le directeur général Lafarge Algérie, Luc Callebat, lors d’un point de presse.

Ce laboratoire, construit en moins d’un an, doit permettre « de coordonner et d’accélérer l’innovation au service des besoins du marché national algérien », a précisé M. Callebat, alors que des techniciens avaient organisé une visite pour montrer les tests effectués sur différents matériaux de construction et les différentes formules de béton et ciment disponibles.

Rien que pour son plan quinquennal 2010-2014, le président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, avait promis la construction d’un million de logements en Algérie, cela sans compter les grands projets de construction de l’autoroute est-ouest reliant le Maroc à la Tunisie à travers le territoire algérien, ou la construction de la Grande mosquée d’Alger lancée il y a un an.

Après Lyon, Chongqing et Mumbai

Lafarge précise que ce laboratoire est « intégré au réseau Lafarge de Recherche et Développement dans le monde », car il en possède trois autres dont un à Lyon, un autre à Chongqing (Chine) et le dernier à Mumbai (Inde).

Le laboratoire de Rouiba est « constitué d’une équipe pluridisciplinaire d’ingénieurs, architectes et techniciens issus du secteur de la construction et du monde de l’université algérienne », ont souligné ses responsables. Il organise également la formation de maçons et d’autres métiers de la construction, une condition dorénavant posée par l’Algérie à toute entreprise étrangère sur son territoire.

Lafarge, présent en Algérie depuis six ans, avait eu maille à partir avec les autorités après avoir racheté Orascom Cement en 2007 à l’Egyptien Nassef Sawiris, qui en possédait deux en territoire algérien. Bien que légale, cette opération avait eu lieu sans que les autorités algériennes n’en soient informées. De freinage en freinage, Lafarge qui entendait réaliser une cimenterie à Oum el-Bouaghi (est) a fini par accepter la règle des 49/51% en matière de partage des parts avec des Algériens introduite en 2009. L’ancien Premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, « Monsieur Algérie », avait mis tout son poids pour aider à une solution entre Alger et Lafarge ces deux dernières années.

Actuellement, Lafarge Algérie a deux activités de ciment (M’sila et Oggaz) de plus de 8 millions de tonnes. Le groupe co-gère avec l’entreprise publique GICA la cimenterie de Meftah et plus de 20 centres de production de béton d’une capacité d’un million de m3. Il a aussi ouvert un supermarché de matériaux de construction Batistore dans la banlieue d’Alger.

AFP

Redacteur

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