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Suppression du GNR, le combat se poursuit

L’Organisation professionnelle des artisans des Travaux Publics et du Paysage (CNATP), organise le 28 mai prochain, une journée de mobilisation nationale pour exiger le report de la suppression du Gazole Non Routier (GNR). En cause : les engagements non tenus de l’État sur la création d’un nouveau carburant spécifique au BTP. Le mouvement citoyen comptera sur le soutien de la Capeb.
Publié le 21 mai 2021

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Suppression du GNR, le combat se poursuit - Batiweb

Une nouvelle mobilisation pour exiger le report de la suppression du GNR se profile ! En effet, la CNATP appelle ses « adhérents, futurs adhérents et confrères » à passer à l’action. « Réservez votre après-midi du vendredi 28 et/ou le samedi 29 mai toute la journée avec vos camions et engins pour faire des opérations escargot », peut-on lire sur le site de l’organisation professionnelle.

A travers cette mobilisation nationale, la CNATP souhaite interpeler le Gouvernement sur le non-respect de ses engagements. Pour rappel, les dégrèvements fiscaux liés au GNR seront supprimés au 1er juillet 2021. Cette mesure, qui aura pour conséquence une forte augmentation du prix du carburant, avait été acceptée par les entreprises du BTP en raison des engagements pris par le Gouvernement.

Les pouvoirs publics avaient notamment annoncé la création d’un nouveau carburant « teinté spécial BTP afin de limiter les vols en recrudescence », et l’élaboration d’une liste de matériels et engins ayant obligation d’utiliser ce nouveau carburant « pour éviter la concurrence déloyale ».

« Ces conditions ne pouvant pas être mises en application pour le 1er juillet 2021, l’augmentation ne peut avoir lieu. Il est hors de question d’accepter un gazole blanc », déclare la CNATP, se référant également à une autre difficulté : l’augmentation du prix des fournitures voire la pénurie de certaines de celles-ci.  « Battons-nous pour que l’échéance de la loi votée soit reportée jusqu’à ce que les conditions soient respectées et mises en place ».

Dans un communiqué, la Capeb indique rejoindre le mouvement « dans le respect des gestes barrières et des valeurs républicaines ». Pour Jean-Christophe Repon, Président de la Capeb, « la situation économique actuelle, combinée à la suppression du GNR dans des conditions inappropriées, pourrait porter un coup fatal à certaines entreprises du bâtiment fragilisées par la crise ».

Rose Colombel
Photo de une : Adobe Stock

Par Redacteur

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