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Fortunes diverses pour le groupe Geberit et sa filiale française en 2025

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Publié le 31 mars 2026 à 12h35, mis à jour le 31 mars 2026 à 17h10, par Raphaël Barrou

La filiale française de Geberit a présenté des chiffres contrastés pour 2025, moins reluisants que ceux de la multinationale à l'échelle mondiale. Pour l'année 2026, la marque reste prudente, refroidie par le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.
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2025 a été une « bonne année » pour les activités de Geberit en Europe. C'est ce qu'affirme Bertrand Caron, directeur général de Geberit France, au moment de présenter les chiffres du groupe suisse à la presse. 

Le Vieux Continent représente 90 % du chiffre d'affaires de l'entreprise qui fabrique des toilettes, des vasques de salle de bain et des douches. Il a ainsi grandement participé à la croissance de la multinationale. Celle-ci s'élève à 4,8 % en monnaie locale, pour 3 163 millions de francs suisse de chiffre d'affaires (environ 3 437 millions d'euros), et à 2,5 % avec les effets de change en francs suisse. La France est le « sixième ou septième marché de Geberit », avec un chiffre d'affaires d'environ 200 millions de francs suisse. 

Dans le détail des trois grands points d'activité du groupe, les IFS (installation and flushing systems), ou systèmes d'installation et de réservoirs de chasse, ont progressé de 5,5 %, les produits de canalisations et d'évacuation de 3 % et les systèmes de salle de bain de 6,1 %.

Au niveau de la profitabilité, Geberit note un « léger effritement » qu'il attribue aux coûts exceptionnels de la fermeture d'une usine de céramique en Allemagne, annoncée en janvier 2025. Mais pour ce qui est de l'innovation, le groupe suisse annonce consacrer 2,7 % de son chiffre d'affaires, soit plus de 86 millions de francs suisses (environ 93 millions d'euros), à la recherche et développement. 

La filière française subit un léger repli

 

Mais toutes les filiales ne sont pas logées à la même enseigne. Si Bertrand Caron avance de « très bonnes performances » en Allemagne, en Autriche ou encore aux Pays-Bas, le directeur général de la branche française admet une diminution des activités du groupe d'environ 2 % dans l'Hexagone en 2025« Relativement au marché, peut-être qu'on s'en sort bien, mais ça reste un lot de consolation très frustrant. »  

Et d'admettre : « Nous n'avons peut-être pas encore complètement réussi à aligner nos opérations pour adresser le marché. » 

Bertrand Caron note un léger retrait sur les canalisations et souligne une « année de transition » vécue en 2025 en interne avec son arrivée en remplacement d'Yves Daniélou. La nomination en janvier 2026 de Fernando Ribeiro, également présent à cette présentation des chiffres de Geberit, au poste de directeur marketing participant à ce renouveau des équipes dirigeantes. 

Du côté de ses engagements environnementaux, Geberit affirme avoir baissé ses émissions de CO2 de « près de 70 % » depuis 2015. Une évolution notamment permise par « une nouvelle génération de fours », selon le directeur général de Geberit France.  

Une année 2026 placée sous le signe de la prudence

 

Pour ce qui est des nouveautés de 2026, Geberit reste discret. La branche française du groupe attend en tout cas d'un pied ferme le salon Idéobain, du 28 septembre au 1er octobre 2026, pour lever le voile sur ses innovations. 

La filière française compte aussi s'appuyer sur une stratégie basée sur la conversion du WC au sol au WC suspendu. En France, Bertrand Caron estime que les WC suspendus représentent 35 à 40 % des WC vendus, alors que l'Allemagne en est environ à 90 %. Or, c'est bien ce type de sanitaires que compte prioriser Geberit. « On est convaincus que la valeur d'un WC suspendu est largement supérieure à celle d'un WC au sol. »

Une année 2026 qui ne semble pas se présenter dans les meilleures dispositions, selon les explications de Bertrand Caron. « Nous ne sommes pas mécontents de notre démarrage, mais le marché semble un peu faiblard », déplore-t-il. « On a cru à un rebond, les chiffres de décembre n'étaient pas mauvais, mais manifestement, les moteurs de croissance ne sont toujours pas là. »

Et ce, en partie à cause de la hausse brutale du prix des énergies suite au déclenchement de la guerre en Iran.« La situation au Moyen-Orient fait planer beaucoup d'incertitudes sur le marché de la construction et la confiance des ménages. »

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Raphaël Barrou
Journaliste - Batiweb

Raphaël Barrou est journaliste à la rédaction de Batiweb. Passionné par le monde du bâtiment et de l’immobilier, il s’intéresse en particulier aux actualités de travaux de rénovation et à l’avenir du secteur de la construction concernant l’utilisation de l’IA et de la robotique.

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