Legrand confiant pour le reste de l’année 2025

Après avoir publié des résultats encourageants pour le premier semestre 2025, le fabricant français de matériels électriques Legrand dévoile un bénéfice net en hausse de 8,7 % pour la première moitié de l’année, soit un total de 628 millions d’euros, après -11,3 % l’année dernière.
Ce résultat a amené le groupe à relever légèrement son objectif de rentabilité opérationnelle. Il vise désormais une marge opérationnelle ajustée (après acquisitions) située entre 20,5 % et 21 % de ses ventes en 2025.
Un bénéfice net et un chiffre d’affaires en hausse
Pour rappel, il avait déjà relevé mi-juillet sa prévision de chiffre d’affaires pour 2025, tablant sur une croissance entre 10 et 12 %, contre 6 à 10 % précédemment.
Cette dynamique est notamment portée par les datacenters – qui représentent près d’un quart (24 %) du chiffre d’affaires du groupe au premier semestre. Sur cette période, les ventes ont ainsi augmenté de 13,4 %, à 4,77 milliards d’euros.
Boostés par l’essor de l’intelligence artificielle (IA), les centres de données devraient générer plus de 2 milliards d’euros de CA pour Legrand en 2025, contre seulement 300 millions en 2018. « Ce sera peut-être à terme 26-27-30 %, ce ne sera pas 50 % », a toutefois précisé Benoît Coquart, le DG du groupe.
Dans ce contexte, le directeur général se dit confiant dans la capacité du groupe à atteindre « le haut de la fourchette » du chiffre d’affaire annoncé pour 2030, soit environ 15 milliards d’euros.
Vers une amélioration dans le secteur du bâtiment ?
Pour la suite de l’année 2025, groupe prévoit également une amélioration de l’activité dans le secteur du bâtiment, son cœur de métier.
« On voit un certain nombre de signaux positifs qui commencent à se multiplier, notamment en France », a souligné Benoît Coquart.
« On pressent que d'ici quelques mois ou quelques trimestres, tout ça devrait se traduire par une croissance de l'activité. Mais ce sont des signaux
très préliminaires. On ne l'a pas encore dans les chiffres », a-t-il précisé, en soulignant que la majorité dans l’activité « restera dans le bâtiment ».
Interrogé sur les conséquences des droits de douane mis en place par les Etats-Unis, le directeur général du groupe estime leur impact entre 140 et 180 millions d’euros. L’objectif ? « Les compenser intégralement », notamment à travers des hausses de prix.
Par Claire Lemonnier