Ligne Bordeaux-Toulouse : SNCF Réseau valide le lancement des deux appels d’offres

Le chantier de la future ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse franchit une étape décisive. Réuni jeudi 5 novembre, le conseil d'administration de SNCF Réseau a « validé » le lancement de deux appels d'offres pour la conception et la réalisation de l'infrastructure, a indiqué le gestionnaire du réseau ferré national dans un communiqué publié dans la soirée. « Le lancement des deux appels à candidature interviendra d'ici la fin de l'année », y est-il précisé.
Le premier des deux projets, appelés à se rejoindre, est baptisé Corea Ouest et porte sur la conception et la réalisation de la portion de ligne nouvelle comprise entre Saint-Médard d'Eyrans, au sud de Bordeaux, et Sainte-Colombe-en-Bruilhois, dans le Lot-et-Garonne. Le second, Corea Est, couvre la ligne entre Saint-Jory, au nord de Toulouse, et Sainte-Colombe-en-Bruilhois.
SNCF Réseau entend toutefois garder la main sur l'ensemble. Le gestionnaire « conserve sa responsabilité de maître d'ouvrage en assurant le pilotage du projet, en fixant les exigences auxquelles devront répondre les futurs titulaires et en veillant à leur respect en matière d'environnement et d'intégration territoriale », souligne le communiqué. Le suivi des coûts, des délais et la coordination seront assurés par la Société du Grand Projet Sud Ouest (SGPSO), qui réunit l'ensemble des financeurs.
Une première phase de 327 kilomètres
Ces deux marchés s'inscrivent dans la Ligne nouvelle du Sud-Ouest (LNSO), qui concerne les axes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne. Sa première phase comprend la réalisation des lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, sur 327 kilomètres, ainsi que les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux (AFSB) et au nord de Toulouse (AFNT). D'ici 2032 au plus tôt, la ligne doit permettre de relier Toulouse à Bordeaux en une heure et cinq minutes.
Le projet doit être financé à 40 % par l'État, 40 % par les collectivités territoriales et 20 % par l'Union européenne. Le plan de financement, signé le 18 février 2022 par l'État, fait état d'un coût prévisionnel total de 10,361 milliards d'euros 2020, c'est-à-dire à la valeur de l'euro en 2020. En euros courants - c'est-à-dire en tenant compte de la valeur de l'euro estimée à la fin des travaux par rapport à celle estimée en 2020 - ce coût s'établit à 14 milliards d'euros, selon le site internet de la SGPSO.
Les financeurs préviennent cependant que ces montants sont « régulièrement mis à jour pour tenir compte des réalités des travaux et de l'évolution des conditions économiques et financières, comme l'inflation en particulier ».
Avec AFP
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