Spie batignolles lance un chantier sur la base aéronautique navale de Hyères

C’est une cérémonie en grandes pompes qui s’est déroulée ce mardi 2 juin 2026, à la base aéronautique navale (BAN) de Hyères (Var) : le général de Division et commandant de la Région de Gendarmerie PACA Arnaud Browaëys, la directrice de Cabinet du Préfet du Var Joséphine Guigliano-Boutonnet, du lieutenant-colonel Besson du Commandement des Forces Aériennes de la Gendarmerie nationale (COMFAG) à Villacoublay, du capitaine de Frégate et commandant en second de la Base aéronautique navale de Hyères Jérémie Pihet, du conseiller municipal de la Mairie de Hyères Ollivier Bouisset et de Madame le Maire Véronique Bernardini.
Tant de représentants militaires et civiles venus assister à la pose de la première pierre de la nouvelle Section Aérienne de Gendarmerie (SAG). Il s’agit d’un projet pour une meilleure capacité d’accueil d’hélicoptères de ladite section aérienne.
« La gendarmerie nationale procède au remplacement de ses hélicoptères par des appareils de gabarit supérieur. Les bâtiments existants de la SAG ne répondaient plus aux exigences dimensionnelles de ces nouveaux aéronefs», lit-on dans un communiqué.
Un bâti à la fois industriel et tertiaire
Raison de l’opération conduite par Spie batignollesdans le cadre d'un marché public attribué à la fin de l'année 2024 par le Secrétariat Général pour l'Administration du Ministère de l'Intérieur Sud (SGAMI Sud).
Le chantier consiste en la démolition, la reconstruction et l'exploitation-maintenance du bâtiment. Il tend à articuler usages opérationnels et ceux du tertiaire et de l'établissement recevant du public.
« La partie industrielle comprend deux alvéoles équipées chacune d'un pont roulant, dédiées à la maintenance et au remisage des hélicoptères. La partie tertiaire abrite les vestiaires-sanitaires, les bureaux des mécaniciens et des pilotes, les salles de repos liées à la permanence opérationnelle, ainsi que les espaces social et de commandement à l'étage, dotés de terrasses respectivement orientées sur l’entrée du site et face aux pistes », est-il décrit dans le communiqué du groupe de BTP.
La partie tertiaire répondrait plus à la réglementation RE2020 et la partie industrielle à la RT 2012. On relève donc un travail d’architecture bioclimatique autour de la future structure. Un soin particulier a été apporté à la qualité de vie au travail des occupants et à l'orientation bioclimatique du bâtiment.
Le marché comprend des objectifs d’exposition à la lumière naturelle sur les espaces de travail, de l’étanchéité à l’air, des installations phovoltaïques sur toiture, la récupération et la rénovation de brise-soleil de l’ancienne structure, la valorisation de gravats de démolition en couche de forme.
Un chantier dans un milieu à accès limité
Autre détail : l’environnement militaire du chantier, assez contraignant car les conditions d’accès y sont strictes et une concertation avec les militaires nécessaire.
« Le bâtiment des douanes, enclave distincte adjacente, renforce la complexité du contexte d'intervention. Pendant la durée des travaux, Spie batignolles a conçu et mis en place une zone transitoire comprenant des bureaux provisoires et des ateliers fonctionnels, préfigurant en termes d'organisation et de fonctionnalités le futur environnement de travail des personnels », indique le groupe.
Livraison prévue au T1 2027
Total de la surface utilisée : 1 716 m2. Le coût de l’opération au global : 5 990 000 € HT. Date de livraison : au premier trimestre 2027.
Pour respecter ce délai, Spie batignolles de l’architecte Guy Fauvet, de Collectif d'Architectes Brest, avec qui l’opérateur a déjà collaboré sur la base aéronautique navale de Lanvéoc. Le cabinet est accompagné à l’échelle locale par l’Atelier Perez Prado.
L’exécution a été confiée en grande partie à des PME. Le groupement mobilisé inclut le bureau d'études TPFI, le bureau d'études qualité environnementale EODD, le géotechnicien ERG.
ENGIE Solutions gérera l'exploitation et la maintenance du bâtiment. Plus précisément sur deux années en tranche ferme, et une tranche optionnelle de 2 années complémentaires.
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