Baromètre Brawo : la construction durable et l'économie circulaire en difficulté
Publié le 06 février 2026 à 9h50, mis à jour le 06 février 2026 à 16h00, par Raphaël Barrou

L'agence de recrutement Brawo révèle, dans le cadre de son baromètre 2025 des offres d'emploi à impact, une baisse marquée dans les offres liées à la construction durable.
Avec 200 000 offres d'emploi en 2025 (contre 220 000 en 2024), le secteur enregistre une baisse de 9 % en un an. Traduction, selon Brawo, de « l'incapacité structurelle à absorber la demande faute de main-d’œuvre qualifiée ». L'instabilité des aides à la rénovation énergétique est aussi évoquée comme cause de ce repli.

La dynamique est encore plus mauvaise pour l'économie circulaire, qui baisse de 12 % ses offres. Avec 222 000 offres d'emplois en 2025, ce secteur d'activité est victime des priorités budgétaires données, selon Brawo, à des projets présentant un retour sur investissement immédiatement mesurable.
Les EnR dans l'attente de perspectives avec la PPE3
En revanche, la baisse est bien plus mesurée en ce qui concerne les énergies renouvelables (-3 %). La filière, qui présentait 290 000 offres d'emplois en 2025, reste « dépendante des mécanismes de soutien public, qui influencent directement les cycles d'investissement et de recrutement ».
La promulgation de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3), qui devrait intervenir dans les prochains jours, pourrait ne pas aider les EnR. France Renouvelables table par exemple sur une destruction de 30 000 à 40 000 postes en cas de ralentissement sur les énergies renouvelables de la part du gouvernement.

Alors que l'année écoulée a été marquée par une forte baisse (-10 %) du marché de l'emploi en règle générale, Brawo et son président, Kaelig Sadaune, considèrent que l'emploi à impact entre « dans une phase de maturité », limitant la baisse à 5 % après avoir profité d'une « croissance continue » les années précédentes. « Dans un contexte économique plus contraint, marqué par un ralentissement global du marché du travail, l’emploi à impact fait preuve de résilience », ajoute-t-il.
Par Raphaël Barrou














