Podcast
ConnexionS'abonner
Fermer

31 % des dirigeants de TPE ne prendront pas de congés cet été, selon un Sondage Ifop

Partager l'article
Publié le 15 juillet 2026 à 16h20, mis à jour le 15 juillet 2026 à 17h27, par Nils Buchsbaum

Le baromètre Ifop-Fiducial révèle que les dirigeants de TPE prennent en moyenne 20 jours de congés par an. Près d’un tiers ne partiront pas cet été, notamment faute de moyens ou de personnel.
© Adobe Stock - Batiweb
© Adobe Stock

Selon la 84ᵉ édition du baromètre des TPE réalisée par l'Ifop pour Fiducial du 1er au 19 juin 2026, les dirigeants de très petites entreprises sont nombreux à renoncer à leurs congés. Les 1 003 dirigeants de structures de 0 à 19 salariés, dont des auto-entrepreneurs, ayant participé à l’enquête évoquent plusieurs raisons pour expliquer cette situation : les contraintes financières, la nécessité d'assurer l'activité pendant l'été, le manque de personnel et le choix de laisser la priorité aux salariés pour les congés.

Selon le baromètre, les dirigeants de TPE prennent en moyenne 20,2 jours de congés par an, dont 10,9 jours pendant la période estivale. Près d'un sur huit (13 %) déclare ne prendre aucun congé au cours de l'année, tandis que 31 % indiquent ne pas partir durant l'été. 

Des écarts apparaissent selon la taille de l'entreprise : les dirigeants sans salarié prennent en moyenne 19,2 jours de congés par an, contre 24,8 jours pour ceux à la tête d'entreprises employant entre 10 et 19 salariés. 

 

Les contraintes qui limitent les congés des dirigeants de TPE

 

Parmi les 69 % de dirigeants qui prévoient de prendre des congés cet été, plus des trois quarts (76 %) envisagent de s'absenter au moins deux semaines, une durée qui reste globalement stable depuis vingt et un ans. Par ailleurs, 36 % des dirigeants de TPE prévoient de fermer leur entreprise durant la période estivale.

À l'approche de l'été, les dirigeants expriment des attentes contrastées. Un quart d'entre eux (26 %) espèrent retrouver la motivation nécessaire pour développer leur activité, tandis que 23 % disent s'interroger sur l'avenir de leur entreprise. 15 % souhaitent avant tout reprendre leur souffle après une période jugée difficile.

Pour les dirigeants qui ne partiront pas en congés, le principal frein est d'ordre financier : 27 % évoquent un manque de moyens. Vient ensuite le poids de l'activité estivale, 26 % indiquant que cette période représente une part importante de leur chiffre d'affaires. Par ailleurs, 21 % estiment ne pas disposer de suffisamment de personnel pour assurer la continuité de l'activité en leur absence, une proportion identique préférant décaler leurs congés à une autre période de l'année. Enfin, 13 % expliquent laisser la priorité aux salariés pour les vacances.

 

Les salariés prennent eux aussi des congés estivaux plus courts

 

Les congés estivaux des salariés des TPE semblent également se raccourcir. Selon les dirigeants interrogés, 55 % de leurs salariés prennent au moins trois semaines de vacances en juillet et en août, contre 74 % en 2005. 

En matière de gestion des congés, un peu plus de la moitié des dirigeants (53 %) indiquent ne fixer aucune restriction particulière. Parmi ceux qui encadrent davantage les départs, 21 % encouragent leurs salariés à poser leurs congés pendant les périodes de moindre activité et 15 % à les décaler par rapport à leurs collègues. Les pratiques consistant à imposer certaines périodes de congés (14 %) ou, à l'inverse, à en interdire certaines (5 %), restent plus marginales.

 

Les priorités des dirigeants de TPE pour la rentrée

 

63 % des dirigeants de TPE se disent optimistes à l'approche de la rentrée de septembre. À l'inverse, 12 % reconnaissent aborder cette période sous pression.

Leurs priorités se concentrent d'abord sur la préservation de la trésorerie (45 %), l'anticipation des nouvelles obligations administratives, fiscales ou réglementaires, notamment la facturation électronique (42 %), ainsi que le développement ou la relance de l'activité commerciale (40 %). Plus loin derrière figurent la maîtrise de la hausse des coûts et l'accélération de la digitalisation (17 % chacune), tandis que le recrutement n'apparaît comme une priorité que pour 6 % des dirigeants.

Baisse des charges et simplification administrative au premier rang des attentes

 

Interrogés sur les mesures qu'ils souhaitent voir mises en œuvre d'ici la fin de la présidence d’Emmanuel Macron, les dirigeants de TPE placent en tête de leurs attentes une baisse des charges pesant sur les entreprises, citée par 61 % d'entre eux. Viennent ensuite la simplification des démarches administratives (35 %), un allègement des cotisations patronales (23 %), des aides pour faire face à la hausse des prix de l'énergie (22 %) ainsi que des mesures destinées à favoriser la transmission et la reprise des entreprises (16 %).

Le renforcement du soutien à l'apprentissage et à la formation professionnelle est également cité par 15 % des répondants.

 

Un regain d’optimisme malgré des incertitudes persistantes

 

Le Baromètre fait état d’une amélioration de l’optimisme des dirigeants de TPE au deuxième trimestre 2026. La confiance à l'égard des mesures économiques du gouvernement progresse d'un point par rapport au trimestre précédent, à 17 %.

Le climat des affaires est également perçu plus favorable : la part des dirigeants se déclarant optimistes atteint 26 %, soit neuf points de plus qu'au premier trimestre. L'optimisme concernant leur propre activité progresse encore davantage, gagnant 14 points pour s'établir à 54 %.

Des disparités persistent toutefois selon les secteurs. Les dirigeants du BTP et de l'hôtellerie se montrent plus confiants que la moyenne concernant le climat des affaires, tandis que ceux de l'industrie, des services aux entreprises ainsi que de la santé et de l'action sociale affichent un moral plus en retrait.

Enfin, la proportion de dirigeants déclarant rencontrer des difficultés financières recule à 33 %, soit 13 points de moins qu'au trimestre précédent. En revanche, l'emploi demeure stable, avec un équilibre entre créations et suppressions de postes.

 

Newsletter

Ne manquez plus l’actualité du bâtiment !

Inscrivez-vous à la newsletter pour recevoir directement dans votre boîte mail les dernières actus du BTP

Je m’abonne gratuitement →
Nils Buchsbaum
Journaliste - Batiweb

Nils Buchsbaum est journaliste à la rédaction de Batiweb. Il suit l’actualité du BTP, de l’urbanisme et de la construction durable, avec une attention particulière portée à la prévention des risques, aux enjeux environnementaux et aux évolutions législatives.

Sur le même sujet

bloqueur de pub détecté sur votre navigateur

Les articles et les contenus de Batiweb sont rédigés par des journalistes et rédacteurs spécialisés. La publicité est une source de revenus essentielle pour nous permettre de vous proposer du contenu de qualité et accessible gratuitement. Merci pour votre compréhension.