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Notre-Dame de Paris : un nouveau programme de restauration jusqu'en 2033

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Publié le 06 juillet 2026 à 12h15, mis à jour le 06 juillet 2026 à 17h18, par Nils Buchsbaum

Un nouveau programme de restauration s'engage pour la cathédrale parisienne jusqu'en 2033. Façades, rosaces, arcs-boutants et tours figurent parmi les prochains chantiers.
© Adobe Stock - Batiweb
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Après sa réouverture au public en décembre 2024, la cathédrale Notre-Dame de Paris est entrée dans une nouvelle étape de son chantier. Les travaux se concentrent désormais sur plusieurs éléments extérieurs de l'édifice dont l'état nécessitait une intervention depuis de nombreuses années, en raison des effets du temps et des intempéries. 

Ces opérations ont pu être lancées « grâce aux sommes alors encore disponibles du fait de la générosité des donateurs et de la bonne gestion de la restauration par l’établissement public, saluée par la Cour des comptes », souligne dans un communiqué, diffusé le 3 juillet 2026, Rebâtir Notre-Dame de Paris, l’établissement créé par l'État français pour coordonner les travaux, gérer les dons et superviser la restauration.

 

La restauration de la sacristie a débuté au printemps 2026

 

La première phase, engagée en 2025, porte sur la restauration du chevet et de ses 22 arcs-boutants, des éléments déterminants pour la stabilité de la cathédrale. Ce chantier est mené en parallèle des derniers travaux sur la flècheet des interventions dans les tours nord et sud, qui ont notamment permis la réouverture du parcours de visite des tours en septembre dernier. 

Au printemps 2026, une seconde opération a été engagée sur la sacristie construite au milieu du XIXe siècle. Les travaux concernent l'enveloppe extérieure du bâtiment, dont les pierres, les sculptures et la couverture présentent d'importantes altérations. 

Prévues avant l'incendie de 2019, ces deux campagnes de restauration doivent se poursuivre jusqu'en 2028-2029.

Avec ces nouveaux chantiers, le montant des travaux réalisés ou engagés depuis 2019 grâce à la souscription nationale atteint désormais 845 millions d'euros. Le communiqué précise également qu'un programme de restauration est prévu pour les autres parties extérieures de Notre-Dame de Paris qui nécessitent encore des interventions.

 

Douze opérations programmées jusqu'en 2033

 

L'établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris a également défini un programme de restauration à plus long terme pour les parties du monument qui n'ont pas encore fait l'objet d'interventions. « Nous avons dressé, avec l’aide du maître d’œuvre, l’architecte en chef Philippe Villeneuve et son équipe, l’inventaire des travaux nécessaires à la restauration complète du monument. Nous avons ainsi pu élaborer un schéma directeur regroupant une douzaine d’opérations autonomes supplémentaires, à conduire de 2026 à 2033 selon un calendrier prenant en compte l’urgence des travaux et l’optimisation de leur coût global, particulièrement du coût des infrastructures de chantier, comme les échafaudages », explique Philippe Jost, président de l'établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris.

Ce schéma directeur prévoit notamment la restauration des façades nord et sud du transept, des trois rosaces médiévales (ouest, nord et sud), des façades de la nef et de leurs arcs-boutants, des vitraux des tribunes et des chapelles, de l'extérieur des tours – y compris les chimères créées par Eugène Viollet-le-Duc au XIXe siècle – ainsi que du presbytère.

Les trois rosaces, qui n'ont pas été restaurées depuis le XIXe siècle, seront également équipées de verrières de doublage destinées à protéger leurs vitraux des intempéries.

Le coût global de ce programme est estimé à près de 150 millions d'euros. Compte tenu des dons déjà collectés, 130 millions d'euros restent à financer.

Le communiqué indique toutefois que deux opérations pourront être lancées sans attendre, « grâce à la générosité des donateurs ». La première concerne la restauration de la rosace occidentale, située sur la façade principale de la cathédrale. « Sa restauration permettra de traiter des pathologies anciennes et de soigner les dommages causés par un épisode de grêle survenu en mai 2025. De plus, pour protéger les vitraux des intempéries futures, une verrière de doublage sera installée du côté extérieur. Les travaux débuteront en 2027 ».

La seconde portera sur la façade nord du transept, côté rue du Cloître-Notre-Dame, ainsi que sur sa statuaire médiévale, aujourd'hui fortement encrassée. Cette intervention comprendra notamment la restauration de la statue de la Vierge située au trumeau du portail, présentée comme la plus grande statue d'origine conservée parmi les portails de la cathédrale. Le chantier doit également démarrer en 2027.

 

Appel aux donateurs

 

Philippe Jost précise que l'ambition est désormais de mener à son terme la restauration de l'édifice, dont plusieurs parties nécessitaient déjà des interventions avant l'incendie de 2019. Il lance également un appel à de nouveaux soutiens afin de financer les opérations restantes. « Pour aller jusqu’au bout, nous avons encore besoin de la générosité de mécènes et de donateurs. La plupart nous accompagnent depuis 2019 et nous pouvons leur en être infiniment reconnaissants. Au-delà de ces amis fidèles, je lance un appel à toutes celles et tous ceux qui sont sensibles au rayonnement incomparable qu’exerce Notre-Dame de Paris en France et dans le monde entier et je compte sur leur soutien. »

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Nils Buchsbaum
Journaliste - Batiweb

Nils Buchsbaum est journaliste à la rédaction de Batiweb. Il suit l’actualité du BTP, de l’urbanisme et de la construction durable, avec une attention particulière portée à la prévention des risques, aux enjeux environnementaux et aux évolutions législatives.

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