« Droit au beau » : les ambitions pour les quartiers de Paris

1 000 points noirs dans la capitale. C’est ce sur quoi le nouveau maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, veut agir : des espaces publics dégradés, des gares aux lieux touristiques surfréquentés, dont le Champ-de-Mars, ou les quartiers de Château-Rouge et Barbès.
Un plan dédié sera présenté la semaine prochaine, lors du Conseil de Paris ordinaire.
Protéger le patrimoine, créer 80 « cœurs piétons »…
Dans un entretien au Figaro, le lundi 11 mai, l’élu dévoile les contours de ce plan. L’intéressé reconnaît « le mécontentement de beaucoup de Parisiennes et Parisiens sur la qualité de l'espace public ». L’ancien premier adjoint d’Anne Hildago souhaite un « plan pour un droit au beau dans tous les quartiers », visant à poursuivre les « transformations engagées » par sa prédécesseure.
Attention particulière « aux façades, aux sols, au mobilier historique, aux ponts, notamment le Pont des Arts », tout comme le « patrimoine ordinaire » qui fait « l'identité de Paris ». « Exigence de propreté et de confort » oblige, l’élu socialiste se concentrera également sur les « trottoirs, aux chantiers, aux terrasses et aux incivilités du quotidien ».
Autre engagement : la création de 80 « coeurs piétons » dans Paris et l’aménagement « partout où cela est possible, au moins un trottoir ombragé dans chaque rue ». Coup d’accélérateur également sur la piétonnisation des berges de Seine « afin de former une promenade continue de 25 km ». En plus du déploiement de 15 lignes de bus express, « recréer une voie de bus sécurisée » rue de Rivoli fait partie des ambitions du maire de Paris.
M. Grégoire veut aussi augmenter les « places spécialisées » de stationnement automobiles « pour tous ceux pour qui la voiture est un outil de travail et en ont besoin au quotidien ».
Des « politiques d'aménagement de proximité »
Une « déléguée générale au design et à l'esthétique » aura pour mission de décliner ce plan. Emmanuel Grégoire fustige par ailleurs la polémique sur l'absence d'adjoint au patrimoine dans son exécutif de 36 adjoints, alors qu’une « conseillère déléguée au patrimoine », Dominique Kielemoës a été désignée, rattachée à l'adjoint à l'urbanisme, François Vauglin.
Mais surtout, Emmanuel Grégoire entend renforcer « considérablement le rôle des maires d'arrondissement dans les politiques d'aménagement de proximité ». Une manière de tenir sa promesse de devenir un maire « d'hyper proximité ».
Avec AFP
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