Des signes encourageants pour le secteur du bâtiment en Île-de-France
Publié le 11 mars 2026 à 15h55, mis à jour le 11 mars 2026 à 16h31, par Raphaël Barrou

« La situation reste fragile », prévient Édouard Durier. Ce mercredi 11 mars, le vice-président de la FFB Grand Paris Île-de-France a tenu un point de conjoncture du bâtiment dans la région en 2025.
À quelques jours des élections municipales, « un moment déterminant », selon Édouard Durier, la FFB Grand Paris Île-de-France en a profité pour appeler les futurs maires et conseillers municipaux à prendre en compte ses recommandations :
- La simplification des autorisations d’urbanisme « pour construire efficacement là où les besoins sont les plus importants ».
- La valorisation du foncier public et des bâtiments vacants
- Faire de la rénovation globale, dont énergétique, une priorité locale
- Faciliter l’accès des PME locales aux marchés publics
- Lutter contre le travail illégal et garantir l’exemplarité des chantiers publics.
+19,8 % des autorisations pour les logements en 2025
Au niveau conjoncturel, à entendre la FFB Grand Paris Île-de-France, la situation semble s'arranger : « Il y a des signes d’amélioration encourageants, sans pour autant marquer de retour à l’équilibre. » L'antenne régionale de la fédération met par exemple en avant la baisse de demandes d'emplois dans le secteur et une augmentation de délivrance des autorisations de mises en chantier.
« Des problématiques demeurent » et Édouard Durier affirme pourtant que cette dynamique observée fin 2025 ne traduit pas encore un mouvement de rattrapage. En observant la situation sur le long terme, les logements mis en chantier sont en effet passés de 59 500 à 44 900 depuis 2022. Des niveaux « très en-dessous de ce dont la région a besoin ». Pas mieux du côté des logements autorisés, passés de 77 100 à 64 800 sur la même période, malgré une hausse de 19,8 % en 2025 qui n'est pas encore suivie par une augmentation de même ampleur pour les mises en chantier.
Pour les locaux non résidentiels, les mises en chantiers se stabilisent autour de 4 millions de m2 en 2025, alors que les autorisations bénéficient d'une hausse de 1,6 %. « L'activité ne se dégrade plus, ce qui est une bonne nouvelle, mais elle ne redémarre pas encore. »
Alerte sur l'entretien-rénovation et l'instabilité de MaPrimeRénov'
La FFB Grand Paris Île-de-France a salué la reprise de MaPrimeRénov' en février dernier tout en alertant sur les interruptions qui « provoquent de l'attentisme chez les ménages ». L'organisation fustige également la sortie de l'isolation des murs ou des chaudières biomasse des travaux éligibles à MaPrimeRénov' qui « risquent de priver les ménages qui en ont le plus besoin d'un accompagnement adapté à leurs travaux de rénovation ».
Dans le même temps, elle constate une baisse de l'entretien-rénovation (-2,1 % au T3 2025 en Île-de-France après une baisse de 1,5 % en 2024). « C'est un signal d'alerte », estime Édouard Durier, qui ajoute que la transition énergétique repose en grande partie dessus.
Avec près de 357 000 salariés (-0,4 %), le secteur se maintient alors que les créations d'entreprises diminuent. Cependant, les défaillances ont diminué de 3,6 % en un an pour atteindre 3 412 entreprises.
L'organisation syndicale s'est également félicitée de l'adoption du statut du bailleur privé que « la FFB avait encouragé depuis longtemps » et du dispositif Jeanbrun. La fédération s'est dite aussi attentive aux résultats du scrutin municipal, espérant « transformer ces premiers éléments positifs en dynamique durable ».
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