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L'Unicem alerte sur les conséquences de la guerre sur les coûts de construction

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Publié le 17 mars 2026 à 10h55, mis à jour le 17 mars 2026 à 15h47, par Raphaël Barrou


L’Unicem cherche à avertir les pouvoirs publics des conséquences de la guerre en Iran pour les entreprises de la construction. Avec la hausse des cours du pétrole, la fédération craint de nouvelles difficultés pour le secteur, déjà fragilisé par des baisses d'activité en raison des incertitudes économiques.
©Adobe Stock
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La guerre en Iran, c'est un événement dont se serait bien passé le secteur de la construction. Le 16 mars 2026, l'Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem) tire la sonnette d'alarme dans un communiqué de presse. 

La fédération des entreprises de matériaux de construction considère en effet que le secteur, déjà en difficulté et marqué par une baisse de son activité, risque d'être touché de plein fouet par une hausse des prix. 

Un « triple choc » pour les entreprises, selon l'Unicem

 

Une inflation causée par l'augmentation du prix du carburant, indispensable au fonctionnement des engins et équipements industriels permettant la production de granulats, de béton prêt à l'emploi ou de roches ornementales. « Le gazole est une énergie indispensable au fonctionnement de nos carrières et de nos installations de production. Lorsque son prix flambe, c’est toute l’économie de nos entreprises qui est directement impactée », explique Alain Plantier, président de l’Unicem.

« Nos entreprises subissent aujourd’hui un triple choc : la baisse de la construction, la hausse des coûts énergétiques et une pression réglementaire croissante. Cet effet ciseaux fragilise l’équilibre économique de nombreuses entreprises de la filière. »

Face à ces perspectives alarmantes, la fédération en appelle aux pouvoirs publics pour « encadrer l'évolution des coûts énergétiques et circonscrire leurs impacts. » Pour le carburant, elle demande « un retour à des niveaux de prix du gazole plus stables et soutenables ». Du côté des prix dans les marchés publics, l'Unicem exige en revanche la mise en place de « mécanismes effectifs de révision des prix [...] afin d'intégrer les variations des coûts de l'énergie ».

Quelles conséquences de la guerre sur l'économie ?

 

Comme nous vous l'expliquions début mars, la guerre en Iran et la fermeture du détroit d'Ormuz ont déclenché une hausse brutale du prix du baril de pétrole. Celui-ci est passé d'environ 65 $ à une stabilisation autour des 100 $ à la mi-mars. Forcément, les prix à la pompe s'en ressentent. 

Mais le pétrole est si important que la hausse de son prix devrait se faire ressentir dans tout le reste de l'économie. Chez nos confrères des Échos, Philippe Trainar, membre du Cercle des économistes, estime par exemple qu'une hausse telle que l'on a connue sur le prix du baril pourrait se traduire par une hausse des prix de 2 % dans la zone euro et de 2,5 % aux États-Unis. 

Elle provoquerait aussi une baisse de l'activité économique européenne de 0,8 % et de 1,4 % outre-Atlantique. Encore faut-il savoir combien de temps durera le conflit qui, plus il s'étend, plus il fait courir des risques importants pour l'économie mondiale...

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Raphaël Barrou
Journaliste - Batiweb

Raphaël Barrou est journaliste à la rédaction de Batiweb. Passionné par le monde du bâtiment et de l’immobilier, il s’intéresse en particulier aux actualités de travaux de rénovation et à l’avenir du secteur de la construction concernant l’utilisation de l’IA et de la robotique.

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