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REP PMCB : la FFB inquiète

Publié le 15 novembre 2023

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La mise en place de la Responsabilité Élargie du Producteur (REP) dans le secteur du bâtiment a engendré un profond mécontentement parmi les artisans et entrepreneurs du domaine. Ce ressentiment s'est progressivement transformé en « un rejet massif du dispositif », selon la Fédération Française du Bâtiment (FFB).
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L’inefficacité perçue de la reprise des déchets sans frais préoccupe les acteurs du bâtiment.

Malgré la reconnaissance de la nécessité d'une transition progressive, les professionnels doivent payer une éco-contribution sans bénéficier d'un système de collecte pleinement opérationnel, alerte la Fédération Française du Bâtiment (FFB), ajoutant que ce problème est particulièrement ressenti dans « les zones rurales et pour les déchets non inertes ». 

De plus, « la complexité des modalités de reprise imposées par les différents éco-organismes accentue cette frustration », souligne-t-elle.

L'absence de visibilité quant aux montants des éco-contributions à appliquer sur les produits achetés pour les chantiers à venir en 2024 suscite également des inquiétudes, dans un contexte d'inflation et de crise historique du logement neuf. Par ailleurs, la frustration est exacerbée par le traitement d'exception réservé au verre plat.

 

Accélérer le maillage territorial 

 

Face à ces problématiques, la FFB exprime des revendications claires. Elle exige en premier lieu d'accélérer le déploiement des points de reprise des déchets sur l'ensemble du territoire, « sans délai ». Cette action permettrait d'assurer une collecte efficace sur les chantiers et dans les entreprises, une démarche qui serait reléguée au second plan par les éco-organismes actuels.

De plus, la FFB réclame une communication officielle anticipée sur les évolutions des éco-contributions, avec un préavis minimum de neuf mois. L’objectif : permettre aux entreprises et artisans d'intégrer ces coûts dans leurs devis pour les chantiers à venir en 2024, leur offrant ainsi une meilleure visibilité financière.

Olivier Salleron, président de la FFB, souligne l'urgence de reconsidérer la situation : « Sur le terrain, le raccourci est que l'on paye désormais une nouvelle taxe (dont le montant pourrait être multiplié par 3, 5 ou 10 l'an prochain) sans vrai service en retour. Il est absolument indispensable de se remettre autour de la table avec le gouvernement pour trouver des solutions visant à rendre le système plus efficace en maîtrisant les coûts ».

 

Marie Gérald

Photo de une : Adobe Stock

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