Face à la guerre, les EnR nécessaires selon les dirigeants de la COP31

Du cessez-le-feu maintenu entre les États-Unis et l’Iran au blocus conservé sur le détroit d’Ormuz en Iran, la crise énergétique reste une préoccupation sur l’échiquier politique.
En témoignent les dernières discussions entre les pays hôtes du sommet sur le climat COP31, qui se sont réunis à Berlin, ce mardi 21 avril. La situation « nous a montré, une fois de plus, que les combustibles fossiles ne garantissent pas la sécurité de l'approvisionnement énergétique », a déclaré le ministre turc du Climat et président de la COP31, Murat Kurum.
« Investir dans les sources d'énergie alternatives, en particulier pour soutenir la diversité énergétique, est synonyme de stabilité, de résilience et de développement propre », poursuit-il.
« Une énergie propre, bon marché et fiable »
« C'est la voie que nous devons tous prendre», insiste M. Kurum. Pour rappel, c’est dans la ville turque d’Antalya que le sommet, co-organisé avec l’Australie, se tiendra du 9 au 20 novembre 2026.
Le ministre australien du Climat, Chris Bowen, qui dirige les négociations à la COP31, persiste et signe : « les énergies renouvelables sont une solution éprouvée et la forme d'énergie la moins chère jamais connue ».
« Alors que notre approvisionnement énergétique et nos économies sont confrontés à des difficultés, ce n'est pas le moment d'hésiter, mais d'agir avec clarté et conviction pour poursuivre notre transition vers une énergie propre, bon marché et fiable », appuie M. Bowen.
Des postures différentes à travers le monde
Un discours pro-EnR déjà tenu par le groupe de réflexion Ember face à la guerre. Le ministre turc du Climat évoque toutefois des réactions différentes selon les pays, où les conditions de pénuries de carburants divergent. La preuve étant les États organisateurs de la COP 31 : l'Australie est un grand producteur de combustibles fossiles, et la Turquie se repose fortement sur le charbon pour son approvisionnement énergétique.
En France, le plan d’électrification annoncé par Matignon fait débat parmi les professionnels du bâtiment, tandis que la Cour des comptes incite l'État à mieux maîtriser ses aides pour les EnR. Côté pouvoir d'achat, l'annonce d'un coup de pouce sur le GNR tend à rassurer les petites entreprises du BTP.
Les investissements dans les énergies propres sont environ deux fois plus importants que ceux consacrés aux combustibles fossiles, qui sont le principal facteur du changement climatique d'origine humaine. Mais les émissions de gaz à effet de serre issues de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz ont de nouveau augmenté en 2025 pour atteindre un niveau record.
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