Podcast
ConnexionS'abonner
Fermer

Énergies propres : l’action de l’AIE laisse à désirer selon des experts

Partager l'article
Publié le 15 avril 2026 à 9h15, mis à jour le 15 avril 2026 à 17h21, par Virginie Kroun

Des spécialistes de l'énergie et de géopolitique estiment que l’AIE doit davantage contribuer à la transition vers les énergies propres. Une urgence selon ce groupement, alors la guerre au Moyen-Orient provoque une nouvelle crise énergétique.
©Adobe Stock - Batiweb
©Adobe Stock

Basée à Paris, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a été réée en 1974 après le choc pétrolier. La structure de l’OCDE a opéré un virage remarqué ces dernières années avec ses scénarios décrivant un déclin des énergies fossiles et un essor massif des énergies renouvelables

Une orientation critiquée par l'administration Trump, pro-pétrole, qui lui demande d'abandonner ses travaux sur « le climat » pour se concentrer sur la sécurité énergétique. 

L'AIE a annoncé en mars le déblocage de 426 millions de barils issus des stocks stratégiques de ses 32 États membres. Elle a proposé 10 mesures pour alléger la pression sur les marchés et les prix : plus de télétravail, vitesse limitée sur les routes, moins de vols d'affaires.

Mais ces mesures sont « une réponse temporaire aux turbulences » des marchés du gaz et du pétrole, selon les 16 signataires d’une lettre adressée au directeur éxecutif de l’agence, Fatih Birol.

Parmi les signataires figurent des universitaires, d'anciens responsables militaires et des experts en géopolitique, notamment de l'Académie nationale italienne des  sciences, de l'université Paris-Dauphine-PSL, du King's College London, de l'université du Texas...

Développer davantage les EnR, renforcer l’électrification…

 

« Seules des mesures structurelles visant à réduire la dépendance à des chaînes d'approvisionnement volatiles peuvent y parvenir », estiment les signataires, qui appellent l'AIE à conseiller les gouvernements sur la manière  d'accélérer la transition énergétique. 

Les axes privilégiés par ce groupement sont variés : « développement à grande échelle des énergies propres domestiques », en particulier éoliennes et solaires, le « renforcement de l’électrification», l' « amélioration de l'efficacité » et l' « accroissement de la flexibilité et de la résilience » des systèmes énergétiques, au nom d'un « impératif de sécurité ». 

« C'est une voie que l'AIE peut contribuer à accélérer, comme elle l'a fait dans le sillage de l'invasion de l'Ukraine par la Russie», soutiennent les signataires, mentionnant que la réponse actuelle de l'agence est moins vigoureuse que lors de la crise de 2022.

« Une économie mondiale qui repose sur l'acheminement de volumes élevés de combustibles à travers une poignée de goulets d'étranglement est vulnérable aux conflits », poursuivent-ils, en référence aux perturbations logistiques dans le détroit d'Ormuz.

Fin mars dernier, une coalition de groupes de réflexions – regroupant notamment The Shift Project ou l'Institut I4CE – a soutenu une sortie rapide des énergies fossiles, à travers différents leviers. Bercy a relancé début avril des appels d'offres pour les énergies éoliennes et photovoltaïques

Avec AFP

Newsletter

Ne manquez plus l’actualité du bâtiment !

Inscrivez-vous à la newsletter pour recevoir directement dans votre boîte mail les dernières actus du BTP

Je m’abonne gratuitement →
Virginie Kroun
Journaliste - Batiweb

Virginie Kroun est journaliste au sein de la rédaction de Batiweb. De la presse BD durant ses études, elle atterrit en 2021 dans l’univers BTP, dont elle ne se lasse pas. Si elle couvre tous les thèmes du secteur, Virginie a ses sujets de prédilection : justice, patrimoine, prévention et matériaux biosourcés.

Sur le même sujet

bloqueur de pub détecté sur votre navigateur

Les articles et les contenus de Batiweb sont rédigés par des journalistes et rédacteurs spécialisés. La publicité est une source de revenus essentielle pour nous permettre de vous proposer du contenu de qualité et accessible gratuitement. Merci pour votre compréhension.