Le baromètre BOREAL fait état du recul du marché de la rénovation en 2025

Les résultats 2026 du Baromètre de l’observatoire de la rénovation, de l’entretien et de l’amélioration du logement (BOREAL), porté par le Club de l’amélioration de l’habitat, viennent d’être publiés.
Fondée en janvier 1992 à l’initiative de plusieurs grands acteurs publics et privés du secteur du bâtiment et de l’habitat — parmi lesquels l’ANAH, le ministère du Logement, la Fédération française du bâtiment ou encore des industriels comme Saint-Gobain et Lafarge — l’association a pour vocation de mesurer, analyser et accompagner les évolutions du marché de la rénovation de l’habitat.
Réalisée en partenariat avec le cabinet Xerfi Specific, cette nouvelle édition du baromètre propose un éclairage chiffré et détaillé des activités d’entretien-rénovation en France pour l’année 2025, tout en esquissant les premières perspectives pour 2026.
« Une stabilisation progressive » observée au cours des deux derniers trimestres
En 2025, le secteur de la rénovation, de l’entretien et de l’amélioration des logements est resté « toujours pénalisé par un environnement économique peu porteur, marqué par une croissance modérée, une dynamique d’emploi limitée et des conditions de financement encore restrictives », selon l’enquête. Dans ce contexte contraint, l’activité a poursuivi sa tendance baissière, malgré « une stabilisation progressive » observée au cours des deux derniers trimestres.
L’activité d’entretien-amélioration du logement a enregistré des baisses de -0,8 % au troisième trimestre et de -0,6 % au quatrième trimestre. En glissement annuel, la tendance s’établit à -0,9 %, traduisant « la poursuite d’une contraction toujours présente, mais modérée ».

Cette contraction de l’activité s’observe sur l’ensemble du territoire, avec des intensités variables selon les régions. Ainsi, au quatrième trimestre 2025, comparé à la même période en 2024, les reculs les plus limités ont été enregistrés en Île-de-France et en Normandie (-1 %), tandis que les baisses les plus marquées concernent la Bretagne et l’Occitanie (-2,5 %).
Tous les types d'entreprises sont touchés
Selon l’étude, ce repli a touché toutes les typologies d’entreprises en 2025, là encore avec une tendance à l’atténuation en fin d’année. Les structures de moins de 10 salariés ont entamé l’année sur un recul de -1,1 % au premier trimestre, avant de limiter la baisse à -0,6 % au quatrième trimestre. De leur côté, les entreprises de plus de 10 salariés, après avoir atteint un recul de -1,6 % au deuxième trimestre, ont également terminé l’année à -0,6 % au quatrième trimestre, confirmant un ralentissement de la contraction.
En 2025, l’activité d’entretien-amélioration s’inscrit en recul, tant dans le logement collectif que dans la maison individuelle. Néanmoins, le segment des maisons résiste davantage : « la baisse reste limitée », avec un repli de -0,2 % au premier trimestre et de -0,1 % en fin d’année.
À l’inverse, le logement collectif apparaît plus fortement pénalisé. L’activité y enregistre des diminutions plus marquées, de -1,3 % au premier trimestre à -1,1 % au quatrième trimestre, comparativement aux mêmes trimestres de l’année précédente, confirmant une fragilité persistante sur ce segment.
Sur le segment de la rénovation énergétique, l’activité en 2025 est restée orientée à la baisse, affichant un recul global de 0,4 %.
Un début de redressement en 2026 ?
« Cette tendance s’explique en grande partie par une baisse globale de la demande sur ces types de projets, en lien, notamment, avec la mise à l’arrêt de MaPrimeRenov’ entre juin et septembre 2025. À partir d’octobre, certains changements apportés au dispositif ont également contribué au report de projets (limitation du nombre de demandes éligibles, abaissement du plafond de dépenses…) », affirme le Club de l’Amélioration de l’Habitat.
Pour 2026, « malgré une inflation stabilisée » et « un contexte macroéconomique légèrement plus favorable », la croissance devrait « rester contenue et les conditions économiques encore trop fragiles pour permettre une reprise franche de l’activité ».

L’enquête BOREAL fait néanmoins apparaître une dynamique légèrement mieux orientée, laissant entrevoir un début de redressement. Une progression de 1 % en valeur est ainsi envisagée, soutenue par une hausse des prix estimée à 0,7 % par rapport à 2025.
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