CDC Habitat a investi 4,7 milliard d’euros en 2025 pour bâtir et rénover des logements

Le bailleur social CDC Habitat, filiale de la Caisse des dépôts — le bras financier de l’État — a consacré 4,7 milliards d’euros en 2025 à la fois à la production de logements neufs et à la réhabilitation de son parc existant.
Au cours de l’année, la structure a livré 20 091 logements neufs, tout en engageant simultanément la construction de 20 000 unités supplémentaires.
Une performance que son nouveau président du directoire, Clément Lecuivre, qualifie de « très haut niveau de production si on compare aux niveaux d'il y a quelques années. La dynamique a été excellente ».
Un niveau d’investissement « historiquement haut »
Au terme de l’année 2025, CDC Habitat gérait un parc de 573 465 logements, en dépit de la cession de plus de 6 400 biens et de la démolition de 3 650 autres.
Dans le détail, 3,95 milliards d’euros ont été consacrés à la production de logements neufs, auxquels s’ajoutent 750 millions d’euros dédiés à la rénovation. Un niveau d’investissement jugé « historiquement haut », porté par la stratégie du groupe qui entend jouer un rôle d'« acteur contra-cyclique » dans un marché du neuf en crise depuis trois ans.
En parallèle, CDC Habitat intensifie ses investissements pour réduire ses émissions de carbone et adapter son parc aux effets du changement climatique. Une orientation stratégique qui s’inscrit « en ligne avec les orientations annoncées par le Premier ministre sur l'électrification », souligne Clément Lecuivre.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a en effet présenté, vendredi 10 avril, des objectifs en matière d’électrification, dont la sortie du gaz pour 2 millions de logements sociaux à l’horizon 2050.
Dans cette optique, le groupe a déjà engagé des actions concrètes. « On essaie déjà de supprimer au maximum le gaz » dans notre parc, indique Clément Lecuivre. Et, lorsque celui-ci reste utilisé pour le chauffage et l’eau chaude, « à compter de 2026, 25 % de nos consommations de gaz seront du biogaz », précise le président, dont la nomination a été validée fin mars.
Un niveau d’activité équivalent en 2026
Pour 2026, le dirigeant affiche par ailleurs l’ambition de maintenir un niveau d’activité comparable à celui de 2025, tout en restant attentif aux répercussions du conflit au Moyen-Orient, susceptible de raviver les tensions inflationnistes via une hausse des prix de l’énergie.
« Je ne suis pas inquiet sur notre capacité à atteindre nos objectifs », affirme toutefois Clément Lecuivre, tout en reconnaissant qu’une remontée des taux d’intérêt pèserait sur l’ensemble des acteurs du secteur.
Les bailleurs sociaux s’appuient en partie sur les fonds du livret A, centralisés puis prêtés par la Caisse des dépôts, actuellement à un taux de 1,5 %. Celui-ci pourrait néanmoins être relevé dès cet été.
Pour autant, des taux « autour de 2 %, on reste dans des conditions favorables pour financer le logement social », assure Clément Lecuivre, se voulant rassurant quant à la capacité du secteur à poursuivre ses investissements.
Avec AFP
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