Comment la tuile en terre cuite Rairies Montrieux voyage à travers le monde

Sur le stand de Rairies Montrieux, lors du salon Batimat du Paris Builders Show, sa chargée de communication Margot Joubert nous accueille avec un catalogue « très premium, très centré pour les architectes », pour reprendre les mots de l'intéressée, avant de mentionner : « On va aussi aller vers l'international ! ».
Si le fabricant de solutions de parement en terre cuite compte en majorité une clientèle française, des opportunités s'ouvrent peu à peu à l'étranger.
«On est déjà présent en Angleterre, c'est la majorité de notre chiffre à l'export », note Margot Joubert. Peu surprenant, compte tenu de l'architecture en brique rouge, typique du paysage britannique. Peu surprenant non plus que la marque d'origine angevine se développe en Belgique (comme évoqué à Nordbat), aux Pays-Bas ou au Luxembourg.
De l'Atlantique au Pacifique, en passant par la Méditerranée
L'Italie, l'Espagne et la Suisse sont également cités, tandis que Rairies Montrieux se dirige vers l'Afrique du Nord avec ses claustras à motif moucharabieh. « On est en train de développer six nouveaux claustras », détaille Mme Joubert, avec de nouveaux motifs, qui attirent certains maîtres d'œuvre, dont celui opérant sur le chantier du Four Seasons au Caire (Egypte).

Une offre « un peu tournée vers l'architecture, la ventilation, le paysagisme », ajoute la chargée de communication de Rairies Montrieux, qui évoque un intérêt des claustras moucharabieh dans les départements ultra-marins français, notamment à La Réunion et la Martinique. Sans compter un projet de phare dans le sud de la France : « L'architecte veut six claustras parce qu'il va décomposer la tour et faire [une face différente] à chaque fois. Il les a appelé Amérique, Europe, Océanie... »
En parlant d'Océanie, Rairies Montrieux est allé jusqu'à fournir le chantier du Tan Tat, à Melbourne (Australie). «L'architecte est venu avec un croquis et notre valeur ajoutée, c'est qu'on fait du sur-mesure », souligne Margot Joubert. La marque a également vogué à travers l'Atlantique, pour équiper « un tout petit projet avec de la plaquette classique, terre cuite ».
L'éco-démarche de Rairies Montrieux s'élargit
Rairies Montrieux profite également du Paris Builders Show pour annoncer des nouveautés sur son offre éco-démarche.
On connaît déjà ses gabions, morceaux de terre cuite concassés et réemployés dans des structures métalliques, comme au Village des Athlètes à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).
On connaît sa collection Les Singuliers, ces surplus de chantier ou légèrement défectueux, réutilisés comme sur le groupe scolaire Louis Blériot à Dugny (Seine-Saint-Denis).
On connaît sa collection Grenaillage, dans laquelle des tuiles sont traitées par projection de billes, atténuant les irrégularités, pour un fini plus mat et minéral, selon la marque.
Sur le salon Batimat, Rairies Montrieux met l'accent sur sa brique terre crue non stabilisée. « Non stabilisée, ça veut dire qu'il faut que ça soit placé dans des ossatures, donc à l'intérieur. C'est bien pour l'inertie, cela contrôle un petit peu l'humidité, la régulation thermique, etc. », vante Margot Joubert, avec -80 % d'énergie de fabrication par rapport à une brique en terre cuite, estime-t-elle. Une solution déjà appliquée sur un tiers-lieu à proximité de l'usine aux Rairies (Maine-et-Loire) du fabricant.

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