51 % des Français se sentent au moins très bien dans leur logement

Les Français ont-ils le sentiment d’être bien logés ? Vaste question à laquelle répond le 10ème baromètre Qualitel réalisé par Ipsos et présenté ce mercredi 14 octobre.
Avant de répondre à cette question, l'étude se penche sur les difficultés du panel (3 300 Français de 18 ans et plus sondés) à trouver un logement. 54 % trouvent que rechercher un logement était plus compliqué sur les cinq dernières années (contre 36 % chez ceux ayant recherché sur les dix dernières années).
63 % des locataires affichent des obstacles dans leurs recherches sur les cinq dernières années, contre 42 % parmi les propriétaires sondés.
Ce sentiment augmente à 61 % chez les 18-24 ans et à 70 % chez les étudiants sans emploi. 62 % de ces derniers déplorent un impact sur leur vie scolaire et professionnelle, tandis que 60 % rapportent une cohabitation « subie ».
Le logement, un frein ressenti parmi les plus jeunes
« Chez les 18-35 ans, 1 sur 4 déclare avoir reporté ou renoncé à un projet d'enfant en raison des difficultés de logement au cours des cinq dernières années », souligne Brice Teinturier, directeur général d'Ipsos.
Il poursuit :« Il y a toute une thématique autour de la baisse de la démographie qui a commencé en 2010 (...) Et dans les explications souvent énoncées, à tort, vous avez l'idée que les Françaises et les Français ne voudraient plus faire d'enfants », notamment compte tenu des tensions climatiques et géopolitiques. « Le désir d'enfant continue d'exister, mais c'est un désir contrarié », ajoute-t-il.

Sans compter les effets des problèmes de logement sur la santé, avec 86 % du panel total confiant un état de stress et 84 % de fatigue.
Derrière ce parcours du combattant, la question financière et du pouvoir d'achat est citée par les deux tiers des Français. 77 % des propriétaires sont notamment préoccupés par les prix de vente, les taux d'emprunt et l'assurance emprunteur.
63 % sur l'ensemble du panel observent une hausse des dépenses, liées au logement sur les cinq dernières années (loyers ou mensualités, énergie, etc.). « 19 % des Français craignent de ne pas pouvoir rester dans leur logement actuel, à court, moyen ou long terme », indique M. Teinturier.
« On voit bien que l'accès, le problème d'offre est prioritaire », inquiétant 82 % des sondés, appuie-t-il.
Cinq critères cruciaux de la qualité d'un habitat
Mais une fois installés, les Français se sentent-ils bien lotis ? D'après les chiffres du baromètre Qualitel, 51 % des Français s'estiment très bien, voire extrêmement bien logés.
Des disparités subsistent toutefois entre propriétaires (60 %) et les locataires (35 %), entre habitants de maisons (58 %) ou d'appartements (38 %), entre métropole (49 %) et milieu rural (55 %), entre ceux vivant dans un logement construit sur les 10 dernières années (62 %) et ceux dans un logement construit entre 1946 et 1970 (35 %).
Au regard des 20 caractéristiques de satisfaction et de bien-être dans l'habitat, l'indicateur de Qualitel Qualiscore s'élève à 8,6/10 pour les interrogés se sentant extrêmement bien logés et à 3,8/10 pour ceux indiquant ne pas être bien logés.
En fonction de la date et d'une certification Qualitel ou non sur le logement, le taux de satisfaction monte, selon les résultats d'Ipsos. Le cabinet de sondage distingue cinq critères impactant au sein du logement : la consommation d’énergie, l’isolation phonique, le confort thermique en hiver, le confort thermique en été et l’aération/ventilation.

Et pour le logement de demain ?
« Parallèlement, la qualité reste une attente forte pour le Français : 80 % d’entre eux demandent que soient proposés davantage de logements neufs répondant aux exigences de confort et de bien-être », lit-on dans le baromètre. 84 % jugent essentielle la certification, est-il souligné durant la présentation.
Sur les volets isolation acoustique, confort thermique, voire résistance aux aléas climatiques (fortes chaleurs, etc.), les sondés sont davantage à prévoir des améliorations que des détérioriations. À savoir que le baromètre a été réalisé avant l'été dernier et ses moult épisodes caniculaires.
Concernant la part du loyer/crédit dans le budget, le pessimisme se fait ressentir : 52 % s'attendent à une détérioration, contre 12 % à des améliorations. Pareil pour les charges de copropriété (respectivement 53 % vs 12 %) et la dépense énergétique dans le logement (40 % vs 30 %).
Autant d'enjeux qui devront préoccuper les candidats à la prochaine présidentielle...
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