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2025 confirme la reprise du marché de l'immobilier ancien

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Publié le 05 janvier 2026, mis à jour le 05 janvier 2026 à 15h45, par Nils Buchsbaum


Century 21 présente son bilan 2025 et confirme une reprise des ventes, des prix stables et un marché porté par la résidence principale.
©Adobe Stock
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Lundi 5 janvier 2026, le réseau Century 21 a ouvert l’année en présentant le bilan de l’immobilier ancien pour 2025. Son président, Charles Marinakis, a dressé le constat d’un marché en voie de normalisation. Sans retrouver les niveaux d’avant-crise de 2019, 2025 marque néanmoins un « retour à l’équilibre », après une succession de chocs majeurs (crise sanitaire, guerre en Ukraine, flambée des prix de l’énergie, inflation et remontée brutale des taux).

Premier signal concret de ce redémarrage : le nombre de transactions progresse sensiblement, passant d’environ 845 000 en 2024 à près de 945 000 en 2025. Au sein du réseau Century 21, les ventes ont ainsi augmenté de 11,6 % sur un an. « Ce redémarrage confirme un marché qui se remet en mouvement, sans emballement des prix », affirme Charles Marinakis.

Une hausse nette des ventes

 

Par rapport à 2019, dernière année de référence « normale » avec 1,087 million de transactions, le marché immobilier reste en retrait d’environ 13,5 %. « Au regard de la hausse des taux et des prix depuis 2019, cet écart aurait pu être bien plus important », tempère le président de Century 21 France. Le dispositif du prêt à taux zéro (PTZ) a joué un rôle clé dans la solvabilisation des ménages : en 2025, plus de 11 milliards d’euros de PTZ ont accompagné les acquisitions, tandis que de nombreux Français ont également puisé dans leur épargne pour concrétiser leur projet immobilier.

À l’échelle nationale, le réseau Century 21 enregistre en 2025 une reprise nette des ventes, avec +11,7 % pour les maisons et +11,4 % pour les appartements. Les prix progressent modestement sur l’année, à 2 510 €/m² pour les maisons et 4 192 €/m² pour les appartements (+1,4 %), tandis que les délais de vente tournent autour de 101 jours pour les maisons et 97 jours pour les appartements. Mais comparé à 2019, les prix sont nettement plus élevés avec une hausse de 19,2 % pour les maisons et de 15,2 % pour les appartements.

C’est la résidence principale qui est le moteur du marché et représente 68,3 % des acquisitions (+2,1 %), tandis que la résidence secondaire recule à 6,7 % (-13 %) et que l’investissement locatif poursuit son recul à 24,9 %, contre 27,2 % en 2019 (-8,5 %).

Une reprise dans toutes les régions de France

 

En 2025, le marché parisien, exclusivement composé d’appartements, progresse de 3,9 % en volume. Le prix moyen atteint 9 557 €/m² (+2,6 %) et les délais de vente s’allongent à 95 jours, signe d’un marché « plus exigeant où le budget, la qualité du bien et la performance énergétique pèsent davantage dans les arbitrages », selon les analyses de Century 21.

La résidence principale domine (68,3 % des achats), tandis que l’investissement locatif recule nettement, passant de 31 % en 2019 à 23,9 %, un retrait qui accentue les tensions sur un marché locatif déjà sous pression.

En Île-de-France, la reprise se traduit par une nette progression des volumes, avec +12,9 % pour les maisons et +11,4 % pour les appartements, mais le marché se polarise. Les appartements tirent les prix vers le haut, à 4 582 €/m² en moyenne (+3,8 %). Dans ce contexte, la demande se recentre sur l’usage, la résidence principale représentant 77,8 % des acquisitions, tandis que l’investissement locatif poursuit son recul, à 20,8 %, confirmant le retrait progressif des investisseurs.

À l’échelle régionale, 2025 marque une reprise généralisée : toutes les régions affichent une progression de l’activité. Les hausses les plus marquées concernent les Hauts-de-France (+15,2 %), les Pays de la Loire (+12,8 %), l’Île-de-France (+12 %) et la Nouvelle-Aquitaine (+11,1 %). Un second groupe de régions enregistre une dynamique solide, avec le Centre-Val de Loire (+9,5 %), Auvergne-Rhône-Alpes (+9 %), Bourgogne–Franche-Comté (+8,3 %), PACA (+7,9 %), la Normandie (+6,2 %), la Bretagne (+6 %) et l’Occitanie (+5,5 %). Seul le Grand Est progresse à un rythme plus modéré, avec une hausse de 3,6 %.

Le DPE devient un critère de valorisation

 

En 2025, la performance énergétique s’impose désormais comme un déterminant majeur des prix. Plus un logement est bien classé au DPE, plus sa valeur progresse, tandis que les biens énergivores subissent des décotes croissantes. Par rapport à une étiquette D, les logements A et B bénéficient d’une forte surcote, gagnant +34 % pour les maisons et +36 % pour les appartements. Les biens classés C conservent également un avantage significatif.

À l’inverse, la décote apparaît dès l’étiquette E et s’accentue nettement pour les logements F et G, pénalisés par le coût des travaux et les contraintes liées à la location. La performance énergétique devient ainsi un critère de valorisation à part entière, redessinant la hiérarchie des prix sur le marché immobilier.

«  La reprise est là, plus rationnelle que spectaculaire, mais suffisamment nette pour redonner de la visibilité aux ménages comme aux territoires » se réjouit Charles Marinakis. Selon le président de Century 21 France, le scénario le plus probable pour l’année à venir est celui d’« une poursuite au même rythme, avec un niveau de transactions élevé et stable ». Deux facteurs resteront cependant déterminants : la stabilité de l’inflation, indispensable pour maintenir des taux de crédit compatibles avec la demande, et la maîtrise des prix, qui a largement contribué à la reprise.

Par Nils Buchsbaum

Nils Buchsbaum
Journaliste - Batiweb

Nils Buchsbaum est journaliste à la rédaction de Batiweb. Il suit l’actualité du BTP, de l’urbanisme et de la construction durable, avec une attention particulière portée à la prévention des risques, aux enjeux environnementaux et aux évolutions législatives.

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